E-réputation et voyeurisme digital, ils montrent tout sur les réseaux sociaux…

Quand les réseaux sociaux sont le reflet d’une jeunesse sans limite.

Doutes, estime et confiance en soi sont souvent des problèmes rencontrés à l’adolescence. Avec l’avènement des réseaux sociaux, il devient aujourd’hui beaucoup plus difficile de gérer ces maux pour des jeunes qui se cherchent encore une identité. 

Le mal-être s’exporte sur Internet


A l’heure actuelle, la nouvelle « génération Z » se construit dans un monde plein de questionnements mais aussi où le jugement est facilité, sous couvert d’anonymat.Comment pouvons-nous contrer cette méchanceté gratuite ? De nos jours il est très facile de se cacher derrière un écran et d’apporter des critiques, souvent négatives. C’est le cas sur les réseaux sociaux, notamment sur la plate-forme Instagram. Ce dernier met l’accent sur les visuels, les photos et vidéos postées au quotidien par les utilisateurs se doivent d’être jolies, tout comme le sujet à l’image.La jeune génération se voit être la plupart du temps très réceptrice aux images véhiculées sur les réseaux sociaux notamment auprès des influenceurs.Dans ce monde de paraître virtuel, le mal-être peut se faire sentir très rapidement chez les adolescents, avides de ressembler à leur idole.Les corps publiés sont sans défaut, considéré comme parfaits ou attirants aux yeux de la société cible. Cela peut engendrer des questionnements existentiels et complexes.Se comparer, être envieux sont les facteurs redondants d’un début de dépression chez les jeunes adultes dû à ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux.

Vers un soi 2.0 ?

Des influenceurs qualifiés d' »attention whore » (littéralement traduit par « personne ayant un besoin pathétique d’attention ») sont souvent ceux qui bénéficient le plus d’abonnés. La famille Kardashian dont la célèbre Kylie Jenner est l’illustration parfaite de ce que représente la nouvelle forme de narcissisme virtuelle.Récoltant en moyenne plus de 5 millions de likes par publication, elle figure parmi les plus gros influenceurs de la planète : elle est la 7ème influenceuse importante au rang mondial, mais reste loin derrière Selena Gomez ou Ariana Grande.Ce voyeurisme digital est de plus en plus répandu sur les réseaux sociaux et caractérisé comme quelque chose de « normal » à présent.Seuls Facebook ou Instagram se donnent bonne conscience en censurant les parties génitales mises en valeur sur leur plateforme. La volonté de se faire désirer via son image est de plus en plus courant sur les réseaux sociaux qui mettent en valeur le visuel, le « beau ».De nos jours, tout est dévoilé directement pour le plaisir des yeux. Le jeu de séduction n’existe plus, ou du moins a radicalement changé. Avec autant de vues et d’interactions, certaines personnes sont souvent dépassées et ne savent plus comment gérer leur célébrité 2.0. A défaut d’une image et d’une e-réputation parfaite, ils sont souvent les plus malheureux, bien que beaucoup de gens les convoitent.


Les réseaux sociaux, nouveau lieu de confrontation

Certains surfent sur la vague des critiques et n’hésitent pas à troller inutilement quelqu’un. On peut relever le cas du clash récent entre les deux rappeurs français : Booba et Kaaris. Leur confrontation virtuelle illustre parfaitement le phénomène du « bulliying », c’est à dire se moquer inutilement voire cyber-harceler son concurrent. Chacun de leur côté, ils poussent leurs fans et abonnés à troller ou même pire à pirater le compte de l’autre.Ce comportement immature encourage principalement les jeunes internautes à reproduire cette attitude néfaste. Auparavant les élèves qui étaient harcelés à l’école ne l’étaient plus une fois arrivé chez eux. Ils pouvaient se vider la tête et se consacrer pleinement à ce qu’ils aimaient pour ne plus penser au lendemain. Avec la naissance des réseaux sociaux, le harcèlement continue maintenant également à la maison. Aucun répit n’est de mise et le cauchemar ne cesse de durer. 

Si ce sujet vous intéresse, nous vous conseillons de regarder l’excellent documentaire « Follow me », disponible sur Netflix.

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