Archives de catégorie : Billets des étudiants

billet des etudiants redac web pour les TD d’eco num

Le business obscur des influenceurs

Les réseaux sociaux : passage obligé pour les marques

Bienvenue en 2019, une ère où un nouveau métier est en plein essor depuis plusieurs années : celui d’influenceur. Métier inconnu il y a plusieurs années, son rôle est de mettre en avant des produits en partenariat avec des marques pour inciter à l’achat. Alors qui suivre ? Qui croire ? Qui écouter ?
Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat … Les marques investissent énormément d’argent dans le marketing d’influence pour vanter et vendre leurs produits. Les influenceurs tels que EnjoyPhoenix, Nabilla ou encore Jessica Thivenin profitent de leur grande communauté (plusieurs milliers de followers) pour poster du contenu sponsorisé. Ces stars des réseaux sociaux ont tout à envier : produits gratuits, voyages, vêtements de luxe… Mais certaines sont prêtes à tout pour tirer leur épingle du jeu et essayer d’acquérir ce statut “d’influenceur” quitte à tromper leurs fans par des produits dits luxueux alors qu’il n’en est rien de tout cela. 

Sites frauduleux et dropshipping

EmmaCakeUp (1,6M d’abonnés) et Vlad Oltean (1,3M d’abonnés) ont profité de leur large communauté pour se faire de l’argent sur le dos de leurs followers. En effet, fin 2018, ces deux stars des réseaux se sont retrouvés au coeur d’une polémique : celle de faire la promotion de montres de luxe alors que ces derniers proviennent de sites chinois. A premier abord, celles-ci semblent valoirent leur prix (affiché 390€ sur les sites watch4pro.com (visible sur WayBack Machine), impact-chronos.com et prestigechronos.com). Mais en fouillant un peu sur le net, on peut retrouver exactement les mêmes modèles 20 fois moins chers sur le célèbre site chinois Aliexpress. Une arnaque qui a fortement agacé les fans des deux influenceurs d’autant plus que ces sites disparaissent une fois les commandes passées.  Un placement de produit qui a valu déchaînement et le mécontentement de leurs abonnés sur les réseaux sociaux. S’il n’est pas illégal de revendre des produits de grossiste à un prix supérieur, contrairement à ce que l’on pourrait penser, on peut tout de même remettre en cause leurs valeurs éthiques.

Pour se défendre, EmmaCakeUp indique qu’elle va porter plainte auprès de toutes les vidéastes qui les qualifient d’arnaqueurs.

L’arnaque des stars de la téléréalité

La première agence e-influenceur : Shauna Events. Dirigée par Magali Berdah, cette entreprise met en relation les stars de la téléréalité et les marques pour promouvoir leurs produits. 
Dans le même style que l’arnaque d’EmmaCakeUp et Vlad Oltean, Maddy Burgacia qui cumule à elle seule 1,4 million d’abonnés, a également trompé ses abonnés par une annonce sponsorisée frauduleuse. En effet, cette dernière fait la promotion sur son compte Snapchat d’un kit de pinceau provenant du site de maquillage DiamondKeup. Ces pinceaux sont proposés au prix de 10€ au lieu de 50€ grâce à un code promo. Cependant,  ces mêmes pinceaux ont été retrouvés sur la marketplace Amazon au prix de 3,05€ soit 46,95€ moins cher.

Des produits dangereux pour la santé : ne tombait pas dans le panneau !

Entre vraies promotions ou arnaques, on ne sait plus où donner de la tête. Les marques et les influenceurs ne nous disent pas tout. En effet, certains produits nous promettent des résultats fabuleux sur notre corps ou sur notre santé. Arnaque. De nombreux influenceurs font la promotion de produits dangereux pour la santé afin d’appâter leurs abonnés. Voici un produit qui a fait notamment parler de lui : Anaca3. Depuis 2016, la marque se rapproche des stars de la télé réalité pour promouvoir leurs produits. Une promesse : la perte de poids. La blogueuse Carline met en garde sa communauté et explique que sa “perte de poids n’a pas été significative puisque Anaca3 ne m’a pas fait perdre un seul kilo de plus. Et cela malgré une alimentation saine et une activité physique”. De plus, elle dénonce les mauvaises conséquences de ces produits sur la santé : absence d’efficacité et incontinence urinaire.

Et si nos données pouvaient sauver l’humanité ?

Nos données personnelles peuvent-elles servir l’intérêt général ?

Aujourd’hui chacune de nos données personnelles valent de l’or pour les entreprises. Mieux encore, quelques clics sur Facebook permettent à l’algorithme de mieux vous connaître que la personne qui partage votre vie. On se dit souvent que ces données sont utilisées contre nous, pour nous manipuler. Mais ces informations pourraient aussi être des mines d’or pour l’avenir de l’humanité.

Quand nos données personnelles prédisent les épidémies

Vous vous souvenez peut-être de Google Flu Trends. Ce projet a compilé pendant 7 ans des données pour prévenir les épidémies de grippe dans plusieurs pays du monde. Cette aventure, qui partait d’une bonne intention, s’est achevée en 2015 avec un bilan mitigé. Le regroupement des données, parasité par les recherches liées aux informations relayées dans les médias, n’a jamais permis de prédire ces épidémies. 

Pourtant, en 2012, une étude publiée dans l’American Journal of Tropical Medicine and Hygiene a permis d’établir que, dans certains cas, nos données permettaient d’avoir 15 jours d’avance sur les rapports officiels concernant la propagation des maladies. Ces données collectées sur Twitter ont permis d’évaluer la progression d’une pandémie de choléra à Haïti en 2010. 

Les data qu’on transmet nous-même peuvent donc faire une différence significative pour prévenir les catastrophes humaines. 

Les données au service des populations vulnérables

Habitants des pays occidentaux, nous sommes peu exposés aux épidémies et aux famines. Ce n’est pas le cas de l’entièreté des populations mondiales. Ainsi pour aider ces pays à faire face aux crises alimentaires Google, Amazon et Microsoft se sont associés aux ONG. L’idée de ces géants du web est de développer des modèles analytiques basés sur une IA et le machine learning. Les data collectées et analysées permettront de prévenir les pénuries alimentaires qui pourraient dégénérer en famine. Cette expérience lancée dans plusieurs pays du continent africain en octobre 2018 sera, à terme, étendue à l’ensemble de la planète.

Le second problème majeur qui se pose pour ces populations est l’accès difficile à l’éducation. Les situations politiques et économiques ne permettant pas toujours de mettre en place des solutions pérennes pour ces populations. Dans un rapport de décembre 2018 UNESCO sur l’apprentissage dans le monde on apprend que 6 enfants sur 10 ne savent pas lire une phrase simple ou faire un calcul basique. C’est pour répondre à cette problématique que l’ODD4, l’Objectif de Développement Durable, a été lancé. Ce programme se base sur les données collectées dans divers pays afin d’accompagner les dirigeants dans l’amélioration des programmes d’apprentissage. L’UNESCO rappelle dans le même rapport que l’éducation joue un rôle fondamental dans le développement d’un pays.

La collecte de données à des fins de conseils dans ce domaine apparaît comme une solution à long terme. En effet ces pays seront pousser vers un développement de l’apprentissage et la réduction des conséquences économiques liées à une éducation inadaptée.

Le big data améliore aussi nos conditions de vie quotidienne 

Qui n’a pas déjà été confronté au manque de transports en commun dans certaines communes ? Depuis plusieurs années les villes ont compris le pouvoir des datas pour améliorer la vie des citadins. C’est le cas de Nice qui a eu accès en 2018 aux données du géant Uber. Ces data ont permis à la municipalité de connaître les zones mal desservies et les besoins en transports des citadins. Une même expérience a déjà été mise en place à Abidjan en 2016, cette fois avec l’utilisation des données GPS.

Ces smart cities, connectées à ses habitants pour améliorer leurs vies, sont aujourd’hui une réalité. En ville ou hors des territoires urbains, les data sont une richesse qui nous simplifie la vie. L’exemple de Waze est sûrement l’un des meilleurs. Depuis quelques années l’application collabore avec les acteurs de la mobilité, localement et mondialement, pour prévenir les usagers de la route des difficultés éventuelles et leur proposer des solutions alternatives. Cette collaboration a plusieurs bénéfices : la réduction du temps passé sur la route , possibilité d’être prévenu en cas de difficulté, l’augmentation de la sécurité sur les axes routiers et la réduction de la pollution générée par les ralentissements.

La collecte et le partage de nos données n’est donc pas un acte si monstrueux à condition d’en faire un usage positif pour l’humanité et la planète. Cet usage ne semble aujourd’hui pas le plus répandu et pourtant il existe. Le fait est qu’aujourd’hui on décide souvent de mettre le doigt sur les affronts faits à notre intimité par le biais de l’utilisation de ces données plutôt que sur tous les aspects positifs que le partage des datas peut générer. On peut être contre l’usage des données mais on ne peut plus nier aujourd’hui qu’elles peuvent servir et servent déjà l’intérêt général.

Le NFC va t-il avoir raison de nos données? Comment se protéger?

Et si nous étions finalement déjà tous pucés? Nous avons tous cette technologie dans nos smartphones, mais qu’est-ce réellement que le NFC (Near Field Communication), et quels en sont les enjeux pour nos données personnelles? Encore peu utilisée en France, ses utilisations et ses dérives sont nombreuses.

Comment cela fonctionne? Les applications du NFC / RFID

Globalement, le NFC permet la communication entre deux périphériques équipés de la technologie. Donc potentiellement votre téléphone et n’importe quel autre périphérique. En France son utilisation n’est pas encore très répandu mais cela vous sera utile pour payer avec votre mobile (Apple, Samsung, etc.) par exemple. Vous avez peut-être déjà fait l’expérience d’un Festival de musique où vous deviez payer vos boissons à l’aide d’un bracelet ? C’est simplement une puce NFC dans le bracelet qui permet le paiement.
Son utilisation dans le domaine industriel et néanmoins plus répandu. Les puces RFID permettent la communication et la transmission de données de façon immédiate entre deux périphériques. Michelin utilise cette technologie afin de tester la qualité de ses pneus. Une puce est alors installée dans la voiture d’essai et une autre est placée dans le goudron de la piste d’essai des pneus. A chaque fois que la voiture passe sur la bande de bitum pucé, la voiture envoi des données concernant la température, l’usure et d’autres paramètres concernants l’état des pneus. Michelin peut donc suivre de façon très précise les performances de ses pneus sous toutes les conditions possibles. 

Nos données dans tout ça.

Le NFC est présent à différents niveaux dans nos vies, il est présent dans votre badge pour accéder à votre immeuble ou parking, dans votre pass Navigo, dans votre smartphone et dans votre carte bancaire. Je ne vous apprends rien en vous disant que votre badge d’immeuble ne contient pas des données aussi sensibles que votre carte bancaire, et c’est bien là le problème, le NFC ne nécessitant pas de communication physique entre deux appareils le détourner à des fins frauduleuses reste plutôt simple. Cela s’appelle le “Eaves Dropping”. Heureusement, la portée du NFC restant très limitée, il faudra se rapprocher très près de vous pour pirater vos données. Le meilleur moyen de se protéger reste encore de crypter ses données. Cependant, vous n’avez la main pour crypter les données que de vos smartphones, le cryptage des badges et cartes bancaires n’est pas de votre ressort. C’est là que tout devient très ironique car la RATP crypte les données de votre pass Navigo mais votre banque ne crypte pas votre carte bancaire.
Donc si on résume, un pirate ne pourra pas dupliquer votre pass Navigo et voyager gratuitement mais il pourra pirater votre carte bancaire et pourra directement se rendre dans une agence RATP pour se payer avec votre argent son propre pass Navigo. Pour protéger votre carte il reste donc la solution de l’enfermer dans un étui métallique ne permettant pas la communication NFC ou bien de faire le choix d’une carte sans possibilité de paiement sans contact. 

Quel avenir pour cette technologie

Vous avez surement déjà vu une de ces vidéos de personnes piégées par le panneau publicitaire de l’arrêt de bus? C’est le NFC qui lance la vidéo. Ses utilisations sont quasiments illimitées. Vous pouvez retrouver une de ces puces dans une carte de visite, une simple feuille A4 ou tout autre support physique. L’intérêt ? Permettre à l’utilisateur d’accéder à du contenu supplémentaire en approchant simplement son téléphone à la puce NFC. Encore peu répandue en France et en Europe, cette technologie a pourtant de l’avenir devant elle, sa seule limite sera physique et peut être bien éthique. Vous voyez vous vous faire pucer par votre entreprise pour pouvoir accéder aux locaux?  Pour accéder à un service? Peut-être que ce que prédit la série BlackMirror n’est pas si loin que ça. Et vous ? Quel est votre avis ?

Sommes #NousToutes des féministes 2.0 ?

Mise en lumière sur un mouvement social tendance : le féminisme. Longtemps à la marge, s’il s’est imposé sur le devant de la scène ces dernières années, 2018 est l’année de sa consécration. Le féminisme est partout, accessible et désormais populaire. Retour sur l’impact d’internet dans la propagation de cette vague féministe mondiale.

#Metoo : Hollywood à la conquête du monde

En octobre 2017, l’actrice Alyssa Milano lance un #metoo sur twitter en pleine affaire Weinstein. En réaction, des milliers de femmes, célèbres et anonymes, vont s’emparer du hashtag pour témoigner à leur tour d’un harcèlement subi.

#meetoo #balancetonporc

Si #MeToo a provoqué une déferlante sur les Etats-Unis et l’Europe, il n’a que peu d’impact en Asie où les jeunes filles sont éduquées à ne pas se plaindre, ce qui expliquerait un certain mutisme face au sexisme. Toucherait-on une limite culturelle du mouvement féministe 2.0 et des capacités offertes par internet dans l’émancipation des femmes? Pas si sûr… En janvier dernier, c’est sous le  #StandUpJapan que les japonaises se sont mobilisées en réaction à un palmarès des universités où trouver des filles faciles.

Au delà de dénoncer, plus qu’une idée de vengeance, #MeToo est une vague de faits rapportés qui lèvent un tabou mondial après celui de l’omerta hollywoodienne. L’anthropologue V. Nahoum-Grappe décrit le passage d’un phénomène isolé à un mouvement communautaire : « ces récits nés du “je” solitaire, glissant vers le “moi aussi”, et “elle aussi” et une autre encore, finissent par dessiner un “nous” […] ».

Féminisme numérique : « Votre ordinateur est infecté par un virus très dangereux »

Les chiffres sont vertigineux : Plus de 17 millions de #metoo et près d’un million de #BalanceTonPorc en un an.

Des universitaires américains (projet Peoria) ont étudié comment ce hashtag a pu passer de phénomène viral à mouvement social du 21ème siècle. Longévité du mouvement, célébrité et influence des porteuses, ont permis un mouvement féministe basé sur les violences sexuelles et non plus sur la place de la femme.

Espace libre, de partage, d’expression et de diffusion, Internet s’est vu investi par les problématiques sociétales. Le web reflète la société par ses dangers spécifiques (envers les minorités, les mineurs, les transgenres, les handicapés, etc). Le harcèlement et le sexisme sont eux aussi passés au web 2.0. Y répond désormais un féminisme numérique.

Les féministes 2.0 à l’assaut du web

Difficile de dire si #metoo a donné naissance au féminisme numérique ou s’il a donné une visibilité à un mouvement social existant. On constate néanmoins que des communautés apparaissent sur le web et qu’une vraie sororité numérique s’est instaurée :

  • La prise de parole se libère pour les femmes : au Maroc la web-série “Marokkiat” lève les tabous du viol, du harcèlement et des agressions sexuelles dans un carcan sociétal marqué.
  • Longtemps à la marge,de nombreux artistes féministes 2.0 investissent le web devenant de véritables portes-parole d’une révolution sociale. Thomas Mathieu et Juliette Boutant mettent en BD des Histoires de harcèlements et de sexisme ordinaire dans “le projet crocodile”. Autre exemple à  New-York où Angela Washko a mis au point un jeu vidéo activiste s’adressant à des joueurs misogynes et homophobes.
Projet crocodile, scène de sexisme ordinaire

Du virtuel au réel : de #NousToutes à #NeRienLaisserPasser

Si la prise de conscience est là, le mouvement féministe 2.0 peine à la traduire en actions concrètes. C’est de ce constat sur les violences sexistes et sexuelles qu’apparaît une nouvelle impulsion du mouvement sous #NousToutes.

En novembre 2018, a lieu dans plusieurs villes françaises une grande marche militante soutenue par des personnalités (Guillaume Meurice, Charlotte Abramow, Clémentine Autain, Pénélope Bagieu, etc.). Un but : que s’exerce les droits fondamentaux des femmes par des politiques publiques ambitieuses. Comment ? par l’éducation, la formation des professionnels, l’augmentation des moyens et des hébergements, etc.

En parallèle, le 27 novembre, le gouvernement lance une plateforme en ligne de signalement anonyme et accessible 24/24 sous #NeRienLaisserPasser. Une réponse numérique aux revendications des féministes 2.0. Emmanuel Macron promet “aux victimes ou aux témoins d’échanger avec un policier ou un gendarme spécialement formé pour les aider dans leurs démarches”.

Aux lendemains de la manifestation #NousToutes, Marlène Schiappa annonce une série de mesures promulguant au rang de “Grande cause du quinquennat” la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.   

Phénomène social, les féministes 2.0 ont changé les codes. Feront-elles changer les mentalités ?

Licence creative commons :    Attribution – Pas de Modification CC BY-ND

Géolocalisation : jusqu’où vous suit-on ?

Tracking, drive-to-store : on ne vous dit rien, ils voient tout

Chez vous, à votre boulot, chez vos amis, vous consultez votre smartphone? Normal, à priori rien d’alarmant, mais la géolocalisation suit tous vos déplacements, de quoi vous inquiéter. Vous acceptez les “cookies” parce qu’entre nous, on ne va pas lire les conditions d’exploitation des données de chaque site. Malheureusement, accepter c’est céder à chaque clic un peu plus de sa vie privée.

Géolocalisation : une mine d’or pour le e-commerce

Avez-vous jamais fait le rapprochement entre la recherche que vous avez faite la semaine dernière sur une armoire de rangement et la publicité qui s’affiche sur votre téléphone quand vous vous rapprochez d’un Ikéa ? Vous connaissez probablement l’application Waze qui vous propose un service GPS “collaboratif”. Cette dernière fonctionne sur le principe d’une navigation communautaire avec les autres automobilistes. Chacun signale des informations sur le trafic : présence de travaux, radars fixes ou mobiles, embouteillages, contrôle de police, etc. Une fois toute ces informations collectées en temps réel par l’application, celle-ci vous suggère le trajet le plus court pour éviter toutes ces perturbations.

Un concept à priori engageant, et qui plus est une bonne alternative au gps proposé par Google par défaut dans tous les smartphones. Or, ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’en 2013 Waze a été racheté par Google (pour la modique somme d’un milliard de dollars). Les conséquences de cette transaction ? Le géant connaît à présent tous les déplacements des utilisateurs de Waze. Ainsi, avec le système de géolocalisation, Google en sait chaque jour un peu plus sur votre vie privée. En étroite collaboration avec les grandes enseignes, Google vend vos données pour vous inciter à acheter pendant vos déplacement, et même après grâce au retargeting. L’utilisation de la publicité ciblée dans les système de géolocation est appelée drive-to-store.

Tracking : Le procès de Google

On pense souvent qu’il suffit de couper la wifi de notre téléphone pour ne partager aucune données autour de nous et surtout à Google. Ce qui semble logique, si la connexion est coupée, il n’y aucune raison que votre smartphone émette des signaux. En effet, le système de tracking de Google repose sur une reconstitution de vos trajets en fonction de vos points de connexions wifi. Automatiquement, les smartphones recherchent en permanence un réseau auquel se connecter. Ainsi, à la fin de votre journée, le géant peut savoir quels trajets vous avez effectué.

Evidemment, vous pensez ne pas être tracké, parce que votre wifi est coupée ? Et bien si.  Dans un rapport de recherche, en août dernier, des chercheurs ont démontré que la désactivation de la wifi n’empêchait en aucun cas Google de vous géolocaliser. Vous avez beau avoir désactivé la wifi de votre appareil, la recherche de connexion, elle, ne cesse de fonctionner. Il s’agit en fait de la fonction “toujours autoriser la recherche”, option méconnue du grand public, qu’il faut désactiver pour ne pas être en permanence géolocalisé par Google.  Suite à cette découverte alarmante, un californien a déposé une action en justice contre Google, accusé de non respect de la vie privée de ses utilisateurs. Néanmoins, comme de nombreux procès à l’encontre de Google, les utilisateurs n’ont pas obtenu grand-chose si ce n’est une ligne à peine modifiée dans les conditions générales d’utilisation.

3 conseils pour essayer de conserver un minimum de vie privée

Vous l’aurez compris, il faut rester plus que vigilant si vous voulez conserver une once de vie privée. Pour ce faire, il existe des solutions, des petites astuces et conseils à suivre. Mais avant tout, la volonté de vouloir garder sa vie privée réside davantage dans un état d’esprit. Je vous parle ici d’une conscience éthique, une volonté profonde de changer les choses. De s’opposer à la mondialisation, de prendre conscience du monde qui nous entoure, de notre planète et de ses ressources qui disparaissent.

Allez ! Après l’instant prise de conscience, voilà 3 conseils pour contrer la géolocalisation et sauver un peu de votre vie privée :

  1. Ayez le réflexe de désactiver la fonction “toujours autoriser la recherche” de votre smartphone dès lors que vous n’avez pas nécessairement besoin d’internet.
  2. Sur votre ordinateur, utilisez d’autre(s) moteur(s) de recherche que Google. Par exemple Lilo. Il s’agit d’un moteur de recherche où vous choisissez vous-même quel projets sociaux et environnementaux votre navigation financera.
  3. Si malgré tout pour des raisons professionnelles ou autres, vous avez une utilisation fréquente de Google, suivez cette démarche pour bloquer la géolocalisation sur Firefox
  • accéder aux paramètres en tapant about:config dans la barre de recherche
  • faites défiler les options de configuration vers le bas
  • une fois arrivés sur la ligne “geo.enabled.” double-cliquez pour que la valeur passe de “true” à “false”.

A présent, votre géolocalisation est désactivée. Ouf ! Vous avez sauvé un dixième de votre vie privée !

Julia Maupoint



Ils gagnent leurs vies grâce aux médias sociaux : #portrait

Marques, agences marketing, labels et même les offices de tourismes s’arrachent ces influenceurs. Grâce à leur notoriété sur les médias sociaux recevoir des produits, signer dans une maison de disque,  promouvoir une marque ou une région est devenu leur quotidien. Elisa et Maxime, Saul Aguilar, Bilal Hassani. Ces noms ne vous disent rien? Et pourtant ils gagnent leurs vies grâce à Instagram et Youtube

Instagrameur, le succès instantané

Saul Aguilar est un photographe passionné, qui partage ses clichés sur Instagram. Il a commencé en 2010 pour partager son quotidien Parisien avec ses proches restés au Mexique. Aujourd’hui son compte Instagram comptabilise plus de 360 000 abonnés et il gagne environ 5000€ par mois.
“J’ai 30 ans, je suis d’origine mexicaine, je me suis installé à Paris il y a quelques années et depuis un an je suis instagrammeur professionnel. Comprenez : je vis grâce aux revenus que génère mon travail sur Instagram. “

Sa première publication était une photo de la Tour Eiffel, et c’est cet amour pour la capitale qui l’a rendu célèbre. Depuis, la plupart de ces clichés restent des photos de Paris.En se promenant sur le réseau social il s’est rendu compte que de nombreux photographes professionnels utilisaient Instagram comme tremplin afin de se faire connaître. C’est à cet instant qu’il a décidé de ne plus être un amateur. En 2013 L’oréal Paris l’a contacté pour son premier partenariat. La mission ? Prendre 15 personnes en photos dans Paris avec le #UrbanBeauty pour 1500€.Après cette première collaboration fructueuse, les partenariats se sont enchainés et Saul a pu arrêter son job pour se consacrer à Instagram.Avec son statut d’auto-entrepreneur il gagne aujourd’hui entre 3000€ et 6000€ par mois. 

Bilal Hassani, le youtubeur qui casse les codes

Bilal Hassani, 19 ans, représente la France au concours de l’Eurovision, mais qui est-il ? Il a débuté sur Youtube avec une chaîne décontractée, drôle et sincère. Tout comme Saul Aguilar, les partenariats avec de grande marques se sont vite enchaînés sur Instagram mais aussi sur Youtube. Ainsi, il a collaboré avec Rihanna pour sa marque de maquillage “Fenty Beauty”, CokeTV, Secret Story, Mac Cosmetics… Cependant, c’est une tout autre opportunité qui s’ouvre à lui aujourd’hui. Signer avec une maison de disque et participer au concours de L’Eurovision avec son titre “Roi”. Celui-ci fait exploser les ventes : numéro 4 du classement sur iTunes, 28ème sur Spotify et 4ème des tendances Youtube. Bilal Hassani doit son succès à ses 800 000 followers qui ont votés en sa faveur lors de la finale. Il représentera la France le 18 mai prochain à Tel-Aviv. 

The best job in the world : Le couple chanceux des réseaux sociaux

Elisa et Maxime font exception à la règle. “Ma vie bascule…Je viens de gagner le concours du meilleur job du monde « The Best Job in the World » organisé par le bureau du Tourisme Australien “ Élisa était chargée de projet webmarketing dans le tourisme, et Maxime, photographe professionnel de mode à Paris, rien ne les prédestinait à partir à l’autre bout du monde.

The Best Job in the World est une compétition organisée par le ministère du Tourisme australien pour promouvoir le Visa Vacances Travail avec 6 jobs de rêve à la clef. Une récompense alléchante : 100 000 dollars pour un contrat de 6 mois en Australie. Les missions d’Elisa? Promouvoir les parcs nationaux, la faune et la flore unique aux côtés des rangers et créer du contenu engageant et de qualité pour faire rêver d’Australie sur les réseaux sociaux. “Payée 100 000 dollars pour promouvoir le pays sur mes réseaux sociaux et mon blog, je suis aussi devenue l’idole de toute une génération “. Le succès de cette campagne a engagé un média value de 31 millions d’euros et plus de 8500 articles parlant du concours. Cette aventure et les réseaux sociaux leur a permis de continuer à voyager partout dans le monde et même d’écrire un livre sur l’Australie.