Archives de catégorie : Billets des étudiants

billet des etudiants redac web pour les TD d’eco num

Just buzz it

 Mais le buzz c’est quoi ? C’est une rumeur ou un support de communication crée à propos de quelqu’un ou d’un événement afin d’en faire parler au maximum pour lui faire de la publicité. Aujourd’hui, les buzz naissent souvent sur les réseaux sociaux, grâce à des photos, des vidéos, des publicités originales. Les marques obtiennent plus d’engagement, d’interactions et donc accroissent leur visibilité.
On peut clairement dire que les années 2018 et 2019 ont fait preuve d’originalité dans ce domaine puisque quelques buzz sont sortis du lot. 

Un oeuf qui dure

 Et oui, le 4 janvier 2019, un nouveau compte @world_record_egg, dont l’identité n’est toujours pas dévoilée, a posté la photo d’un oeuf sur un fond blanc, dans le but de faire en sorte qu’elle devienne la plus “likée” du réseau social. Des personnes influentes ont été « taguer » pour attirer l’attention. Et bingo, le dimanche 13 janvier, une simple photo d’oeuf postée sur le réseau social Instagram a tout fait basculer et obtient plus de 24 millions de j’aimes. Cette photo vole la vedette à Kylie Jenner, qui détenait le record avec seulement 19 millions de j’aimes. Ce buzz a tellement fonctionné que la plupart des marques s’en sont inspirées pour créer des publications sur leurs propres réseaux comme le Slip français, Ikea ou encore Mcdo.

1600 euros pour un sac Ikea

Beaucoup d’enseignes s’inspirent de l’actualité pour créer du contenu pour leurs réseaux sociaux, car les internautes sont  très adeptes de ce genre de posts. La palme d’or revient au géant du meuble, Ikea. En effet, la marque a remarqué une forte ressemblance entre le nouveau sac de la marque de luxe Balenciaga à 1695 euros et leur cabas « Frakta » en plastique à 80 centimes. L’enseigne de meubles en kit s’en est amusée sur leurs réseaux sociaux en créant un visuel comparatif entre les deux sacs. Ce qui a beaucoup amusé les internautes qui ont joué le jeu en se prenant en photo avec le sac Ikea et à la poster sur leurs propres réseaux. Ce buzz a généré beaucoup d’engagement pour le géant du meuble.

Visuel de la campagne de communication d’Ikea

Avez-vous vu l’homme nu ?

Malheureusement, tous les buzz ne sont pas forcément bien vus par les internautes, certains sont dit « bad buzz » quand il y a une mauvaise réception du message de la part du consommateur. Dans ce cas là, il est important pour les entreprises victimes d’un « bad buzz »  d’être très réactives en répondant rapidement à celui-ci. Elles doivent l’exploiter plutôt d’une manière humoristique pour se racheter une image auprès des consommateurs. Certaines marques s’excuse si le message n’a pas été compris correctement.

Par exemple, la Redoute a malencontreusement publié une photo pour promouvoir des vêtements d’enfant avec comme arrière-plan un invité de taille : un homme nu. Avant même qu’ils puissent supprimer la photo, celle-ci avait fait polémique sur le réseaux social Twitter. Pour contrer ce bad buzz, la Redoute s’est excusée d’avoir heurté la sensibilité de certaines personnes et qu’il allait renforcer leur processus de validation des photos.
De plus, la marque rebondit grâce à une vidéo avec Anne-Véronique Baylac, directrice du e-commerce et développement de La Redoute, qui lance un « Cluedo » dans le but de proposer aux internautes de trouver d’autres erreurs sur leur site internet. Les internautes ont la possibilité de gagner 200€ pour s’habiller de la tête aux pieds. Stratégie plutôt osée mais qui a permi à l’enseigne d’atténuer le bad buzz.  

Visuel de la photo bad buzz
Vidéo d’Anne-Véronique Baylac

Données personnelles : ca va ma puce ?

L’humain surveillé, pisté, crypté grâce à une micro-puce ? La puce sous cutanée n’est plus un objet de sciences fictions.  

Bienvenue en 2019 : payez, passez les accès sécurisés, imprimez, badgez, prenez le train à l’aide de votre main. 

puce électronique sous la peau
Puces électronique sous cutanées

Les Suédois sont les plus courageux

Cette technologie avancée a déjà séduit de nombreux employés en Suède. Ils sont aujourd’hui 3500 à avoir franchi le cap. « J’ai suivi le mouvement. C’était cool d’essayer quelque chose de nouveau » sur ces paroles rassurantes, Ulrika Cesling se confie sur l’utilisation de son implant.

Elle a décidé d’insérer sa carte de visite, ses clefs, ses billets de train, son porte monnaie entre son index et son pouce. Plutôt pratique en terme de rangement. Cette puce est fonctionnelle grâce à  la technologie NFC (Near Field Communication). C’est un système d’émission d’onde radio, ces émissions sont perçues par un récepteur. Votre main fonctionne ainsi de la même manière que votre paiement sans contact. Une fois équipé il ne vous reste plus qu’à agiter votre main devant un lecteur.

Bien que cela soit pratique, rapide et sans douleur, la puce a donné naissance au terme « biohacking » . En d’autres termes, notre métabolisme peut-il faire les frais de modifications ? Le transhumanisme est-il à l’aube de 2019 ? L’homme est peut-être à deux doigts, l’index et le pouce, de repousser ses limites humaines.  Et qu’en est-il de la surveillance est-elle a associé à cet implant ? Nos données personnelles sont-elles menacées ? Notre vie privée est elle vulnérabilisée ? Beaucoup de réponses sont à apporter afin de convaincre la majorité des citoyens à se faire pucer. 

La puce c’est pas automatique 

Outre ce scénario futuriste, un constat objectif oblige de mettre en avant les avancées médicales. En effet la puce électronique permet également d’assurer un suivi médical plus poussé et régulier. Un essai clinique a été réalisé pour mesurer la fiabilité du processus. Une puce contenant un traitement pour l’ostéoporose est implantée dans le corps.

Celle-ci délivre ensuite la dose du traitement pré-réglée à intervalles réguliers. La délivrance du traitement se fait par le biais d’une commande à distance. Les avantages sont bien réels : Suppressions de la douleur liée aux injections répétées, diffusion dans le sang rapide, pas d’oubli de la prise du médicament… L’étude réalisée sur 7 femmes différentes se montre concluante.

Les doses ont été délivrées en temps et en heure, les quantités étaient exactes. Le traitement à l’aide de cette puce est bénéfique et encourageant. Etant donnés les résultats, ce système fait l’objet de réflexions plus poussées. Pourquoi ne pas étendre cette fonctionnalité sur des traitements plus conséquents ? Le cancer peut-il faire l’objet d’une prochaine étude clinique ? La puce est peut-être l’une des avancées médicales qui révolutionnera le plus profondémment notre quotidien. 

Danser pucé, c’est danser mieux ?

Des utilisitations bien plus insousiantes sont à l’ordre du jour. Un  vrai fêtard  se doit-il de faire la queue tous les samedis soir pour rentrer en discothèque ? Non. La solution ? Se faire pucer bien-sûr. L’experience a été menée à Barcelone. Le Baja Beach Club a départagé ses clients VIP de ses clients lambdas. En effet avec une petite puce les privilégiés n’ont plus besoin de passer par l’étape fil d’attente…

Une fois à l’intérieur plus rien ne les distingue des autres clients, cela en vaut-il le coup ? Et bien oui, l’avantage puce ne s’arrête pas là. Des entrées gratuites, leur carte de fidélité implantée, les pucés revendiquent la praticité de leur implant. Leurs inquétiudes, elles, sont bien minimes. Sur les paroles de Raquel fraichement implantée : «Mes parents étaient contre, mais peu m’importe. J’aime ce qui est nouveau. Avant, j’avais un piercing à la langue et aux lèvres, puis je m’en suis lassée…», nous pouvons constater que l’heure n’est pas à la préoccupation… 


Licences : CC BY ND

Enceintes connectées : Allo Google ? Ici Alexa

Si vous êtes sujet à la paranoïa et que l’idée qu’on vous espionne vous effraie, ne poursuivez pas la lecture de cet article.

Enceintes connectées sécurité données personnelles

Assistances vocales : source d’informations pour nous ou sur nous ?

Vous trouvez l’idée d’avoir un assistant vocal chez vous attrayante ? Pour écouter votre musique ou poser toutes sortes de questions qui vous passent par la tête la journée. Véritable source d’informations pour vous, ces appareils le sont également pour leurs constructeurs.

Installées au plus près de nous, dans nos foyers, ces nouvelles enceintes connectées capturent tous nos instants et notre intimité par la même occasion. Ces appareils à l’ouïe si fine peuvent effectivement donner l’impression d’être écouté et d’avoir une présence à nos côtés. 
Bien sûr, nous savons que nos requêtes vocales réalisées sont stockées sur les serveurs d’Amazon et Google. Se pose alors la question de l’utilisation de nos données personnelles ? Même si les 2 gérants affirment uniquement conserver les requêtes effectuées après le mot d’activation, ils restent cependant à notre écoute à longueur de journée.

Et outre le fait que les géants Google et Amazon ont accès à nos habitudes, à nos goûts, à nos centres d’intérêt et à tous nos moments de connexions, de nombreux scandales concernant la protection des données ont également fait parler d’eux. 
Commençons par le chanceux client qui s’est vu recevoir les enregistrements d’un parfait inconnu. En demandant l’obtention des données récoltées sur lui, l’homme s’est donc retrouvé avec les informations personnelles d’une autre personne.
D’autres  utilisateurs ont quant à eux, constatés que leur conversation privée avait été envoyée à un de leur contact. La raison, une mauvaise compréhension des commandes vocales d’Alexa.

Ces témoignages renvoient donc la notion de confidentialités et de confiance au second rang. Même si tous ces cas, restent certes anecdotiques, ils ravivent à chaque fois le débat sur la sauvegarde et la protection des données personnelles récoltées. 
Mais ce n’est pas tout, il existe également des risques important de piratages sur ces machines…

Piratage de l’Amazon Echo : le meilleur des espions

En effet, certaines versions des enceintes connectées d’Amazon Echo présentaient une faille les rendant facilement piratables. C’est Mark Barnes, chercheur en cybersécurité qui en a fait la découverte : l’enceinte piratée permet d’enregistrer tous les sons captés par l’appareil et ce, en permanence.
Ce sont les versions 2015 et 2016 qui sont concernaient par ce problème, les transformant en parfait dispositif d’espionnage. Pour effectuer le piratage rien de plus simple, il suffit d’avoir accès au bas de l’enceinte, pour ensuite détourner les connexions à l’aide d’une carte SD et d’un logiciel.

Une fois hackée, aucun moyen ne permet d’arrêter l’écoute malveillante, seule la désactivation de l’Amazon Echo permet d’y mettre un terme. Cette défaillance a toutefois été corrigée sur les nouvelles versions d’enceintes. Ne laissant ainsi que 7 millions d’appareils susceptibles d’être piratés dans nos foyers. Bien qu’un accès direct et une certaine maîtrise en informatique soit requis pour réaliser l’opération, la possibilité qu’un logiciel pré-installé soit vendu au marché noir n’est pas écartable. De même, le simple fait d’exposer l’Amazon Echo dans des lieux de passage, rendrait l’action possible.

Nos téléphones nous écoutent-ils ?

Et si le fait que nos enceintes connectées puissent nous écouter vous inquiètes, qu’en est-il de vos téléphones ? En effet, à la question “Nos téléphones nous écoutent-ils ?” Nous serions également tentés d’y répondre “OUI”. 

Facebook publicité écoute
Les annonces publicitaires sur Facebook sont-ils le fruit d’une écoute attentive ?

En théorie, nos smartphones nous enregistrent uniquement à la suite d’un mot déclencheur, au même titre que les enceintes. Néanmoins, vos applications, dès lors, qu’elles sont installées sur votre téléphone sont susceptibles d’accéder à ces informations. 
En effet, légalement, les détenteurs des applications mobiles ont le droit d’utiliser le micro de manière occasionnelle. Ce sont donc eux qui choisissent d’en faire usage ou non. 

Prenons l’exemple de Facebook, l’application pourrait renseigner ces propres mots déclencheurs afin de récupérer des informations sur tel sujet ou telle marque. Une simple conversation entre amis suffirait donc à faire apparaître des publicités sur votre fil d’actualité.

Malgré le fait que Facebook nie d’une voix unanime, cette technologie est dorénavant possible. Les avantages marketing pour les marques sont immenses. Imaginez, à peine un internaute parle d’une des ses envies et les marques seraient capables d’y répondre positivement et instantanément. Le consommateur s’en trouve ainsi plus réceptif et dans une situation propice à l’achat.

De nombreux internautes ont mené l’expérience en parlant de sujets précis et devinez quoi ?
À peine quelques jours après ils ont vu leur fil d’actualité modifié. De mystérieuses publications en lien avec des voyages en safari en Afrique ou des espaces de stockages en ligne sont apparues selon les tests effectués. 

Même si les conclusions de ces expériences ne peuvent servir réellement de preuves, le doute est permis. Après tout, il s’agit peut-être de l’étape suivante après les annonces publicitaires faites à partir de nos recherches internet…


Twitter, entre militantisme numérique et cyberharcèlement

Twitter, entre militantisme numérique et cyberharcèlement.
Une main tient un téléphone avec la page de connexion de Twitter visible.

Depuis quelques années, Twitter est devenu le réseau du militantisme numérique. Entre la lutte LGBT+, #BlackLivesMatter, #MeToo, et même son équivalent français #BalanceTonPorc, la plateforme abrite aujourd’hui de nombreux mouvements sociaux. Pourtant, de nombreux cas de cyberharcèlement sont encore dénoncés sur le réseau social du petit oiseau bleu. De la simple insulte aux menaces de mort répétées, certains accusent Twitter d’ignorer le problème.

À l’heure du numérique, les réseaux-sociaux sont aujourd’hui LE moyen de communiquer et diffuser de l’information rapidement. C’est ainsi qu’ils sont aussi devenus un moyen pour des milliers de victimes de sortir de leur silence. De #MeToo à #BalanceTonPorc ou encore #BlackLivesMatter… De temps en temps, ces hashtags font leurs réapparitions dans nos tendances Twitter pour dénoncer des propos toujours plus violents.

Ceux qui dénoncent en font les frais, même ceux qui ne sont pas nécessairement liés au mouvement. Il n’y a qu’à regarder Gillettes et sa nouvelle campagne contre la toxicité masculine, “The best a man can be” (le meilleur qu’un homme puisse être). Beaucoup d’hommes s’insurgent du caractère “culpabilisant” de la vidéo. Le spot publicitaire délivre un message positif qui encoure les hommes à « dépasser pour être de meilleures personnes ». Si la campagne a eu du succès auprès d’une large majorité, la clientèle masculine conservatrice de Gillettes s’est déchaînée sur Twitter. Celle-ci a appelé au boycott de la marque à coup de “c’est de la propagande féministe!” ou bien de “je n’achèterai plus chez vous !”

“Une femme insultée en moyenne toutes les 30 secondes.”

Beaucoup parlent aujourd’hui de « sexisme inversé ». Ce sont les hommes qui se font lyncher maintenant en ligne « au moindre faux pas”. Pourtant, des études prouvent que Twitter est un espace ou la misogynie prospère, tout comme l’homophobie et le racisme. Parmi ces études, celle d’Amnesty, réalisée en s’appuyant sur 288 000 tweets et des millions de messages à caractère menaçant.

Dans ce rapport, l’ONG explique que les femmes de couleur sont touchées 34 % de plus que les femmes blanches. Ce taux monte jusqu’à 81 % de plus pour les femmes noires spécifiquement. En moyenne, une femme reçoit un message agressif toutes les 30 secondes sur la plateforme. Enfin, l’organisation fait remarquer que si les tweets sont de 2017, ceux-ci n’ont été récupérés qu’en 2018. Depuis le temps, beaucoup d’internautes ont put supprimer leurs messages. Le problème pourrait donc être encore plus grave.

Des comportements qui dépassent les frontières d’Internet.

La communauté LGBT n’est pas épargnée. Même si de nombreux utilisateurs de Twitter en font partie, la plateforme est lente à réagir. Pour certains, Twitter ne fait rien pour empêcher la déferlante d’insultes homophobes de ses internautes.

On se souvient du hashtag #SiMonFilsEtaitGay qui avait fait parlé de lui en 2012, mais le problème est toujours là. Notamment, depuis plusieurs mois, le chanteur Bilal Hassani est victime de propos homophobes et de menaces de mort. Le candidat français à l’Eurovision 2019 a décidé de porter plainte contre X le mardi 29 Janvier. Cela avait commencé avant même sa candidature au concours, mais depuis sa sélection, la violence s’est décuplée. Malgré le signalement de nombreux tweets par sa communauté, beaucoup demeurent et aucun retour de la part de Twitter.

Mais parfois, la violence ne s’arrête pas avec Internet. En 2017, la journaliste Nadia Daam fut la victime d’une campagne de cyberharcèlement du forum 18-25 du site JeuxVideo.com. Celle-ci avait décrit le site comme une “poubelle à déchets non-recyclables” habité par “des gens dont la maturité cérébrale n’a visiblement pas excédé le stade embryonnaire”.

Réputé pour être un repère de harceleurs de la fachosphère et de militants anti-féministes, le forum n’a pas tardé à contre-attaquer. Menacée de viol et de meurtre, elle voit son adresse personnelle et celui du collège de sa fille dévoilées en ligne. Pour finir, ses nombreux comptes (bancaire, réseaux-sociaux, etc.) presque piratés à maintes reprises. Depuis, la justice française a condamné trois de ses harceleurs à six mois de prison.

“Twitter doit être plus transparent.”

Amnesty s’était déjà attaqué à Twitter en leur demandant de rendre leurs données sur le harcèlement publiques. Malheureusement, l’ONG s’était retrouvée face à un mur. “Twitter doit aussi respecter les droits de l’homme. Leurs internautes féminines devraient pouvoir s’exprimer sur ce réseau sans crainte.” Une représentante de Twitter, Vijaya Gadde, a répondu à Amnesty. Elle a affirmé que le réseau était “reconnaissant” pour les conseils de l’organisation. Cela fait toutefois plusieurs années que la plateforme reconnaît ces problèmes de harcèlement et de cyber sécurité. Jusqu’à aujourd’hui, aucun changement drastique n’a encore été réalisé pour régler cette situation, malgré des milliers de signalements chaque jour. Heureusement, comme dans le cas des harceleurs de Nadia Diaam, on constate de plus en plus de condamnations. En espérant que Twitter fasse sa part du boulot et aide un peu plus la justice à l’avenir…

Ça match mieux que sur Tinder

Les réseaux sociaux dominent presque le monde, plus que présents aujourd’hui dans notre quotidien. Selon l’IDJ, les utilisateurs passent plus de 6h à les consulter. Alors avec 4 milliards de connectés, nous arrivons à un milliard d’années passées sur les réseaux en 2018 !

Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’ils permettent de se divertir, de communiquer, de partager et de créer du contenu. Notamment sur Instagram, réseau social du beau et de l’esthétique, les photos sont toutes plus belles les unes que les autres pour une course folle aux likes et aux followers. Rappelons tout de même que à l’origine, les réseaux sociaux étaient le rendez-vous des passionnés d’un même domaine. Mais aujourd’hui, c’est différent, les réseaux sociaux et notamment Instagram sont devenus le lieu de rencontre entre les marques et les utilisateurs devenus des « influenceurs ». Vous ne voyez pas ce que l’on veut dire ? Nous allons tout vous expliquer ci-dessous 👇👇👇

Les bébés ne naissent plus dans les choux

Aux débuts d’Instagram et de Youtube, les utilisateurs postaient des photos et des vidéos de leur passion ou de leur quotidien. Puis cela s’est développé en devenant un peu plus ciblé et certains profils ont commencé à ressortir. Les marques ont alors gagné en visibilité grâce aux instagrameuses/youtubeuses mode et beauté qui publient du contenu de qualité en parlant de la marque, en donnant leur avis. Les marques ont alors compris comment faire de la publicité facilement sur les réseaux et gagner rapidement en notoriété. En contactant ces filles pour leur proposer de tester gratuitement des produits de la marque.

Aujourd’hui, Instagram et Youtube sont des réseaux de publicité plus ou moins caché, même si certains compte restent authentiques. Alors, des entrepreneurs ou start’up lancent leur produit grâce aux collaborations sur les réseaux. En passant uniquement par des « influenceurs » pour se faire connaître et la stratégie de communication hors social media est développée seulement après. C’est le cas de nombreuses marques comme Feed (alimentation saine), Rosefield (montres et bijoux), Cheerz (impression de photo) etc. Nous pouvons presque dire qu’Instagram et Youtube sont des vitrines en ligne et une opportunité de lancement des marque.

Un plan à 3 en un clic

Pour aider dans les relations marques/ »influenceurs », des plateformes ont vu le jour comme Hivency, Octoly, Influens, etc. A quoi servent-elles ? Tout simplement, elles sont l’intermédiaire entre la marque et l’influenceur visé (sachant qu’il peut en avoir plusieurs). Bien que se soit un réel avantage de bénéficier de la notoriété des personnes connues sur les réseaux sociaux, les marques ont du mal à se lancer dans cette technique de communication peu habituée à la faire en ligne.

C’est là que les plateformes entrent en jeu, contactées par les marques pour établir une stratégie de communication. Ensuite, la plateforme se contente de contacter un ou plusieurs influenceurs proposant du contenu en adéquation avec le produit. Et le tour est joué ! Rien de plus simple ? Pourtant cela peut l’être encore plus, certaines plateformes, telle que Octoly, proposent les produits à recevoir sur son site avec les conditions pour pouvoir les recevoir et les influenceurs, ayant un certain nombre d’abonnés, n’ont plus qu’à s’inscrire pour participer à la campagne de communication.

WTF ! 40 teintes de fond de teint 

Mais dans cette relation idyllique, certaines ombres commencent à apparaître, les « influenceurs » tapent du poing sur la table en déclarant qu’ils ne sont pas des objets marketing. En fait, les marques ou les plateformes font de l’abus en envoyant des tonnes de produits. Exemple avec Enjoypheonix qui dénonce Too Faced (marque de cosmétiques) à cause des 40 teintes de fond de teint qu’elle a reçu alors qu’elle ne peut pas toutes les tester.

De plus, elles dénoncent le fait que les envois ne sont pas personnalisés en fonction de la personne qui les reçoit et que les colis sont envoyés sans demander leur avis au préalable alors qu’elles ne sont pas intéressées par le produit. Elles déplorent aussi le fait que les services de communication se transmettent leurs adresses sans leur accord ce qui ne respecte pas leur vie privée. Enfin, Horia, Youtubeuse, critique les marques et les plateformes et indique qu’au départ tout cela n’était fait que par passion et qu’aujourd’hui elles cherchent a dominer les réseaux sociaux pour réaliser du chiffre d’affaires, oubliant qu’elles ont affaire à des personnes derrière leur écran. De plus en plus d’influenceurs rejoignent cet avis et refusent toute collaboration.Sur le net, tout va très vite, alors assistons-nous à la fin de « l’ère de la publicité par les réseaux sociaux » ?

Enjoyphoenix arrête les collaborations avec les marques
Horia et son coup de gueule aux marques vis à vis des collaborations

Cet article est seulement disponible en réalité virtuelle

Rendez-vous en monde virtuel, rendez-vous en monde meilleur ?
VR 
Virtual reality
En 2018, 8 millions de casques AR et VR ont été vendus. Une technologie réservée aux jeux vidéos ? C’est ce qu’on pourrait croire. Pourtant, la réalité virtuelle, ou « VR » (virtual reality) est amenée à nous surprendre et à dépasser notre imagination. Bonne ou mauvaise chose ?

Les relations sociales sont bouleversées

C’est un fait : le numérique isole les adolescents. Alors que les réseaux sociaux sont censés créer des liens, le contraire semble plutôt d’actualité. Les smartphones nuisent à de véritables interactions. On constate même une baisse de l’activité sexuelle. S’ajoute à cela, un âge plus tardif pour entamer sa première expérience. Qu’en est-il de la VR ? Cette technologie pourrait annoncer de véritables changements dans les relations humaines. Une nouvelle alternative pour créer la rencontre entre les individus. Les approches sociales sont amenées à changer. Les difficultés à créer de véritables liens dans le monde réel vont toutefois augmenter. En effet, l’interaction facilitée dans l’univers virtuel peut attiser la curiosité de beaucoup.

La réalité virtuelle : nouveau mode de vie ?

De plus en plus de choses sont possibles maintenant, quel que soit le domaine. Médecine, psychologie, tourisme… cette immersion dans un monde virtuel prend de l’ampleur ; les jeux vidéos étant les leaders de cette technologie. En 2017, un youtubeur du nom de Jack McNee a passé 36h dans un jeu vidéo en immersion complète. À côté de ça, de nombreux secteurs sont touchés par ce phénomène. Même la pornographie a son rôle à jouer dans l’expérience virtuelle. On recense sur le site Pornhub 2600 vidéos dans cette catégorie pour 500 000 visites chaque jour. La VR intéresse donc un nombre important de personnes et ne compte pas s’arrêter là.

Virtual reality
Pornhub

Un expérience devenue (trop) immersive ?

Pourquoi la réalité virtuelle plaît-elle tant ? C’est son caractère immersif qui joue sur ce point. Le designer allemand Tobias van Schneider a beaucoup expérimenté cet outil. Son ressenti après ça est catégorique : le monde semble plat après une plongée dans le virtuel. La réalité en devient presque décevante. Aujourd’hui, le risque est là. Cet ennui dans le monde réel pourrait se répercuter sur le mode de vie et inciter à une véritable dépendance. Les relations sociales en seraient alors bouleversées. Les rencontres auraient d’abord lieu derrière un écran et se développeraient dans un univers numérique. Bien que la VR repousse les barrières de l’imagination, c’est une technique récente et non complètement optimale. Ses limites sont encore floues. Du moins, pour le moment.

Une technologie à surveiller : des effets bien réels

Si la réalité virtuelle apporte une expérience sensorielle unique sur un monde virtuel sans limite, ses effets sont bien réels. En effet, l’impact sur la santé est présent lorsqu’on quitte son casque virtuel. Bien qu’elle ait des effets positifs, la VR a des conséquences négatives. Une perte de repères et une difficulté à percevoir ce qui est réel ou pas peuvent se faire ressentir. S’ajoutent à cela une possible sensation de stress, de l’inconfort visuel, des nausées ou encore des vertiges. D’après Aurelien Fache, expert dans ce domaine, cet outil va façonner le monde de demain. Selon lui, cette technologie est encore neuve et seulement 1% de ses véritables capacités sont utilisées. Nous pouvons donc imaginer une amélioration de ses usages mais également de son confort d’utilisation. Une meilleure expérience utilisateur peut alors engendrer une dépendance à la réalité virtuelle.

Rendez-vous dans quelques années, on se rencontrera peut-être pour en discuter… dans un monde virtuel ? 

VR
Virtual reality

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Attribution – Pas de Modification 
CC BY-ND

Les GAFA torturent les médias traditionnels

Les géants de l’internet, en plus d’avoir la mainmise sur toutes nos données personnelles, tentent de montrer leur puissance à travers tous les supports de diffusion de l’information. Bousculer le cinéma, piéger les agences de publicité et dépouiller la presse, l’ampleur de leur pouvoir est grandissante.

Quand les GAFA se prennent pour Spielberg

Hitchcock, Woody Allen, Orson Wells, tous ces grands noms du cinéma vous procurent forcément des souvenirs. La génération des Millenials en auront d’autres.

Amazon : “ Alors James (Cameron) t’as combien de récompenses toi ?” Après s’être lancé dans la production de film, Amazon, du clan des GAFA, cherche à acquérir la chaîne de cinéma Landmark Theatres. En proposant Amazon Prime Vidéo, le géant a déjà mis un pied dans le septième art. Il a même reçu deux récompenses pour son film Manchester by the Sea.

La marque à la pomme compte rejoindre sa “Big soeur” à New York, en effet Apple a approché Time Warner pour s’emparer de HBO, Cartoon Network, Boomerang ou encore DC Comics. Après s’être modestement établie à un rôle de distributeur de contenus par le biais d’Itunes. Il a désormais d’autres ambitions : se lancer dans la production pour dégager de nouveaux revenus. Une première série télévisée sur des développeurs d’applications est en cours. Une autre serait produite par le chanteur Dr. Dre, cofondateur de Beats et aujourd’hui membre de la direction d’Apple.

Google s’immisce dans le cinéma d’une manière plus subtile. Les Stagiaires ou encore Google : The Movie, une comédie américaine, prend l’allure d’une publicité Google. Au cours des deux heures, on a le droit à une présentation des produits et de la culture d’entreprise de la firme: Google+, Gmail, les lunettes à réalité augmentée, ses locaux qualifiés de “Jarden d’Eden”, la Google Car…
Le géant s’est trouvé une passion dans le combo publicité-cinéma. En effet, il a osé parodier le film culte “Maman, j’ai raté l’avion”pour une publicité de Noël dans laquelle apparaît le véritable acteur.

Ne soyez pas nostalgique des blockbusters d’antan ! Ok, Google.

Les agences de publicité se voient mettre un petit pont par les GAFA

De plus en plus d’annonceurs décident d’opter pour un circuit court : supprimer les agences de publicité qui agissent comme intermédiaires et s’adresser directement aux Gafa.

A l’image de Philips ou Ricard, qui décident de traiter directement avec Google, Facebook et Amazon, les agences de publicité sont mises sur le banc de touche.

En effet, le déploiement d’outils publicitaires toujours plus simplifiés comme Facebook Ads permettent aux entreprises de gérer leurs campagnes de manière autonome. Ainsi, Google et Facebook détiennent une part grandissante des revenus publicitaires numériques. Et les GAFA représentent 80% de la publicité digitale mondiale.

Par ailleurs, les agences se sont fait dépasser lorsque les géants de l’internet ont décidé de couper l’accès aux données des consommateurs (qu’elles leur procuraient auparavant) pour les revendre en direct aux annonceurs. Des données qui englobent la géolocalisation (Oui, oui Google sait où est ta mère), leurs centres d’intérêt (Oui, Facebook sait quand tu as un rdv Aqua Poney) ou encore l’accès à l’information (Amazon sait que tu as prévu d’acheter un pisse debout à ta belle mère).

Voilà comment faire passer les agences de publicités du rire aux larmes. Pour avoir une chance de gagner le match, les agences de communication média doivent se réinventer. Recruter des data scientists et des datas analysts et s’imprégner du digital s’impose.

Une seule question à se poser : dans l’ère des géants d’internet a t-on vraiment besoin d’une agence de publicité ?

La presse défi les GAFA sur l’octogone

On est loin du un contre un. En effet, les GAFA font face à 306 journaux qui fondent l’alliance de la presse. Les alliés tentent un upercute pour obliger les géants à rémunérer les oeuvres ou les informations qu’ils utilisent. Aujourd’hui Facebook et Google mettent en joue la presse en captant presque la totalité du marché publicitaire en ligne. En d’autres termes, ces géants prennent l’ascendant sur la presse grâce à des contenus fournis par d’autres, à commencer par ceux de la presse elle-même.

Des droits voisins pour les journaux ? Pour les GAFA, c’est impensable. Ils ne sont pas prêts de déclarer forfait. Sur l’argument d’un web libre, ils estiment que cela nuirait au partage, à la créativité et à l’égalité des acteurs. L’hôpital qui se fout de la charité, est sans doute l’expression appropriée. Il s’agit en faite simplement que les mastodontes reversent une fraction de leurs revenus aux producteurs de ces contenus puisqu’ils les privent de les monétiser.

Toute cette bataille a généré une fake news, en faveur des GAFA vous vous en seriez douté : avec l’instauration des droits d’auteur pour la presse, Internet deviendra payant. On n’essaie pas de nous influencer sur le lutteur à soutenir, pas du tout.  

Alors #Team presse ou #Team GAFA ?

Ecole numérique : chronique d’un désastre pédagogique annoncé

La nouvelle obsession du gouvernement, un risque pour les enfants.

Le gouvernement français a introduit les tablettes tactiles dans le quotidien des écoliers et collégiens. A l’heure où les études s’affolent et les spécialistes mettent en garde contre les dangers des écrans, l’initiative fait débat. La démocratisation des outils numériques a bouleversé nos usages, et le temps passé devant les écrans augmente significativement.

Le gouvernement instaure l’école numérique

Depuis la rentrée 2016 les tablettes tactiles ont pris place au sein des écoles françaises. Ce sont au total, 1 256 écoles et 1 510 collèges qui expérimentent le plan numérique du gouvernement. Ce dernier consiste à introduire le numérique dans les écoles afin de développer l’e-Education. Le projet a pour objectif d’adapter le système éducatif à l’évolution des nouveaux usages numériques. Ainsi, plus de 175 000 élèves sont équipés de tablettes numériques dans les établissements scolaires. Cette initiative est vantée par le gouvernement comme un renouveau pédagogique et une véritable “chance” pour l’équité du système éducatif. Toutefois, si l’on regarde les conséquences sur le développement des enfants, l’école numérique n’est pas si révolutionnaire.

Des enfants toujours plus exposés aux écrans

Télé, ordinateur, tablette, smartphone, la croissance des appareils numériques modifie les usages et s’accompagne d’une exposition régulière aux écrans. D’après une étude Ipsos pour la chaîne Gulli, en France les enfants passent en moyenne 3 h par jour devant les écrans :

  • 2 h 22 pour les 4-6 ans
  • 2 h 53 pour les 7-10 ans
  • 3 h 34 pour les 11-14 ans

A noter que ces chiffres ne cessent d’augmenter. Le temps d’écran recommandé pour un enfant est de 2h par jour, pas + de 30 min jusqu’à 6 ans et il est proscrit pour ceux de moins de 3 ans.Les enfants fréquemment placés devant un écran pour “avoir la paix” subissent une rupture du lien social. Si les scientifiques ne s’accordent pas sur le risque des écrans sur la santé, les études tendent à démontrer leurs désagréments.

Les risques sur le développement des enfants avérés

Les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) ont débuté en 2018 une étude de plusieurs années sur 11 000 enfants. Les spécialistes ont examiné par IRM le cerveau de 4 520 enfants âgés de 8 à 11 ans. Les résultats sont édifiants : ils constatent un amincissement du cortex cérébral chez ceux exposés aux écrans plus de 7h par jour. Et à partir de 2h d’exposition par jour ils remarquent un appauvrissement du développement cognitif : déficit de langage et des facultés intellectuelles. 
Il est démontré que ces nouvelles technologies perturbent la croissance des enfants dont les capacités de sociabilisation sont en cours de formation. Face à un écran un enfant est privé de l’apprentissage par les cinq sens, une surexposition cause alors différents troubles. Le développement psychosocial affecté par des troubles du sommeil, de l’attention, du langage, du comportement, engendre un manque de sociabilité.
En intégrant les tablettes dans la scolarité des enfants l’école numérique les expose davantage à leurs effets indésirables.

L’éveil des consciences

Le 31 mai 2017, dans une tribune au journal Le Monde, les professionnels de santé de la petite enfance font part de leurs craintes. Ils observent chez les jeunes enfants qu’ils suivent les effets de la surexposition aux écrans.Ces effets se traduisent par des absences de regard et d’expression, une communication inexistante et des troubles du comportement. ls alertent sur la place excessive qu’occupe les écrans dans les foyers français, et qui affecte la relation parent-enfant. Par le manque de stimulation et d’échanges humains le cerveau d’un enfant ne peut pas se développer normalement. Selon ces spécialistes la surexposition doit être considéré comme un enjeu de santé publique. 
En 2016 dans son livre “Le désastre de l’école numérique” Phillippe Bihouix avertit également sur les conséquences de cette évolution. En 2018 le gouvernement sensibilise les parents à l’usage des écrans et annonce l’interdiction des téléphones dans les écoles et collèges. Paradoxalement il équipe ces derniers de tablettes et impose les écrans dans la scolarité des élèves.
CC-BY-ND

Condamné à un flicage permanent par les GAFA ?

Les données de géolocalisation sont des informations précieuses pour les marketeurs. Ces données sensibles sont importantes afin de construire des profils utilisateurs de plus en plus pertinents. Les GAFA l’ont bien compris et sont les as dans la récolte de celles-ci. Mais comment vous traque-t-il ? Quels sont les abus et sont-ils intouchables ?

Quels sont les moyens mis en oeuvre par les GAFA pour vous traquer ?

Nos données de géolocalisation font partie des informations « riches » que nous transmettons aux GAFA. L’accès à ces données sensibles est souvent controversé par les utilisateurs. La plupart d’entre eux décident de désactiver la géolocalisation de leur smartphone. Mais cela suffit-il vraiment ? Pour Google pas vraiment. En effet, le géant américain a souvent été épinglé concernant sa politique de collecte des données personnelles. Plus particulièrement en ce qui concerne les données de géolocalisation. En 2017, une enquête avait révélé que Google avait récolté la localisation de ses clients Android sans leur accord. Il s’agit ici de plus de 2 milliards d’appareils sous le système d’exploitation Android qui auraient été concernés. Il s’agirait plus particulièrement de la partie d’Android s’occupant de l’envoi des messages qui serait à l’origine de cette collecte. En effet cette partie transmettrait les données cartographiques des utilisateurs à Google.

Cette collecte de données qui ne passait pas par les services Google s’explique en fait par l’utilisation d’antennes-relais. Celles-ci bien que peu précises comparées aux données GPS, permettent de donner la géolocalisation d’un utilisateur. Plus ces antennes seront nombreuses notamment dans les grandes villes, plus votre localisation sera précise. On sait que Google se donne le droit de récolter de nombreuses informations personnelles. Même si cela est indiqué dans sa politique de confidentialité ce cas-là est différent. En effet, le fait de collecter des données alors qu’aucun service Google n’est sollicité ne passe pas auprès des utilisateurs. Le géant américain a assuré ne pas avoir sauvegardé ces données et s’est engagé à stopper la collecte.

Suivi abusif des données de géolocalisation par les GAFA, Google poursuivi en justice

Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de leurs données personnelles. Surtout lorsque cela touche les données de géolocalisation. Les abus d’utilisation de ces données par les GAFA sont de plus en plus rapportés par les utilisateurs. C’est le cas de Google qui a été poursuivi en justice par un Californien qui continuait d’être traqué par le géant via son smartphone. Il avait pourtant bien désactivé « l’historique de localisation ». Ce consommateur a intenté une action en justice contre la firme américaine pour violation de la vie privée et compte bien obtenir dommages-intérêts. Il souhaite également acquérir un statut de recours collectif afin de représenter tous les utilisateurs américains de smartphone (Apple et Android) qui ne veulent pas que leurs déplacements soient enregistrés par Google.

Mais cet utilisateur ne s’est pas uniquement fié à son utilisation personnelle. Il s’est aussi appuyé sur un article de presse confirmé par des chercheurs universitaires. On apprend que l’engagement de Google qui indiquait que les utilisateurs pouvaient activer certains paramètres afin de restreindre les données de géolocalisation aux applications était faux. Le groupe d’intérêts publics à but non lucratif Electronic Privacy Information Center (Epic) a rebondi sur cette affaire et a communiqué une lettre à la Federal Trade Commission des États-Unis pour être sûr que Google ait bien violé une ordonnance sur consentement de 2011 sur les données personnelles. Si le géant américain n’a fait aucun commentaire sur cette affaire, il n’a pas fait la sourde oreille. Il a modifié dès le lendemain de la publication de l’article, sa page d’assistance concernant les données de géolocalisation.

Le monopole des GAFA sur les données cartographiques, bientôt révolu ?

Les GAFA centralisent un tas de données de géolocalisation, si bien que ces entreprises sont aujourd’hui considérées comme des monopoles de données. Ces données sont vitales pour l’ère numérique et sont demandées dans de nombreux secteurs d’activité. Le Royaume-Uni voudrait « forcer » les GAFA à partager leurs données aux autres entreprises voire même aux concurrents afin de développer le pays. Pour les Britanniques actuellement les géants d’Internet verrouillent l’innovation en la gardant pour eux. Le Royaume-Uni chercherait à adopter une loi pour contraindre les GAFA à partager leurs données mais pour l’instant aucune législation politique actuelle ne peut prétendre arriver à cette fin.

#instapreuneurs : ces starts up qui doivent tout aux influenceurs

Les start-ups se servent de plus en plus d’Instagram pour être visible, à tel point que l’application de partage de photos est aujourd’hui incontournable. Instagram compte 800 millions d’inscrits et 500 millions d’utilisateurs chaque jour. Les entrepreneurs ont très vite compris l’enjeu économique qui se cache derrière l’utilisation d’Instagram pour leur business : focus sur les « Instapreneurs ».

Des passionnés poussés par leur communauté, des entrepreneurs déjà installés…

Les instapreneurs viennent d’horizons différents et traitent des domaines variés comme la mode, la nutrition, le sport ou encore le voyage. Dernièrement, d’autres industries, plus communes, se sont mises à Instagram pour communiquer : plombiers, avocats, commerçants de proximité, souhaitent eux aussi augmenter leur visibilité. Outil indispensable pour établir une stratégie social média, Instagram possède de nombreux atouts pour séduire les entreprises. L’application favorise le développement commercial, permet d’engager la communauté, de consulter et gérer avec détail son audience… Les objectifs peuvent être multiples. Cependant le plus important au travers d’Instagram, reste de vendre grâce aux actions de marketing d’influence. « Selon une étude menée par la Duke School of Business, les annonceurs prévoient, en 2019, de dépenser 21% de leur budget publicitaire dans le marketing d’influence. En 2014, ce chiffre ne s’élevait qu’à 9% du budget total. Certaines marques pourraient même consacrer plus de 50% de leur budget publicitaire aux influenceurs ». Beaucoup de start- ups ont vu le jour sur internet. Ainsi, la quasi- totalité de leur communication est dédiée au marketing d’influence. La moyenne des sollicitations par les marques est d’environ 1 à 3 fois par semaine pour les influenceurs français. Ils sont devenus de véritables leviers de promotion et exercent un rôle de prescripteur indispensable pour les marques. 82% des consommateurs sont susceptibles de suivre une recommandation d’un micro-influenceur.

Ces instapreneurs qui ont parfaitement compris l’importance des influenceurs:

La marque qui à tout de suite cerné les avantages de la communication sur Instagram n’est autre que Daniel Wellington. Les montres qu’elle commercialise sont passées aux poignets de nombreux influenceurs, vantant ses atouts et proposant des codes promos alléchants. Avec une stratégie digitale massive et agressive, tous les amateurs d’Instagram ont vu ces montres sur le fil d’actualité. Pour la communication de Daniel Wellington tout se passe sur Internet : pas de spots télévisés, de campagne presse ou de bannières web. La page Instagram de la marque rassemble plus de 3 millions d’abonnés (plus que les comptes de Rolex, Swatch et Ice-Watch réunis). Daniel Wellington a contacté de nombreux influenceurs mode, lifestyle et sport, à qui il a offert des montres et un cachet pour les plus doués en négociation. En échange, l’influenceur devait poster une photo de lui, avec une montre, accompagnée d’un code promotionnel. Cette stratégie a permis à la marque de s’offrir une forte visibilité à moindre coût et une image « tendance », proche de la jeune génération.

La marque de cosmétiques Nyx, a choisi une stratégie différente en faisant de ses consommatrices, ses propres influenceuses. Une stratégie risquée quand on sait qu’en 2016, 50% des consommatrices françaises étaient réfractaires à l’achat de cosmétiques en ligne. Nyx utilise le contenu de ses fans sur l’ensemble de ses canaux de vente. Un procédé valorisant, à moindre coût et pour ses influenceurs, une visibilité internationale. Plus qu’une marque de maquillage, Nyx cultive le sentiment de ses consommatrices d’appartenir à une communauté liée par la même passion.

Enfin, retour sur le succès de “Rouje”, la marque française créée par Jeanne Damas ancien mannequin devenue « instapreneur », poussée par ses followers. Auparavant égérie pour des marques de luxe telles que Gucci, la créatrice a lancé sa propre entreprise en 2016. Forte d’un réseau de followers très dense sur Instagram, Jeanne Damas a su profiter de sa visibilité pour développer rapidement son business sur le web. En un an, Rouje a gagné 150.000 followers sur Instagram et possède un taux d’engagement de 2,50%, à savoir qu’en moyenne le taux d’engagement des comptes professionnels nouveaux sur Instagram ne dépasse pas 1%. La créatrice est l’égérie principale de sa marque. 

Grâce à Instagram, les start-ups au budget faible, peuvent se connecter plus facilement avec leur coeur de cible. De quoi donner envie de lancer sa marque et de gagner rapidement en visibilité.

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