Archives de catégorie : Billets des étudiants

billet des etudiants redac web pour les TD d’eco num

Se libérer et se délivrer grâce au Darknet

Comme son nom l’indique, le Darknet représente le côté obscure du web mais qu’est ce qu’il en est vraiment ? Sur ce réseau qui demeure sans foi ni loi, la navigation est portée sur l’anonymat et la confidentialité. Cependant, celui-ci n’est pas seulement un repère pour le pire de l’humanité, il existe parfois des raisons légitimes d’y accéder.

L’affaire Snowden : le commencement 

D’après Jean-Philippe Rennard, professeur à Grenoble Ecole de Management, le Darknet protège l’internaute des dangers et des conséquences du traçage sur internet, soit un véritable outil de conservation de la liberté. Un fait largement confirmé en par l’affaire Snowden en 2013, lorsque celui-ci a révélé plusieurs programmes de surveillance mondiale mis en place par la NSA. En effet, l’agence américaine avait alors collecté une grande quantité de données sur des chefs d’état français mais également sur des citoyens ordinaires. Comment ? En espionnant les échanges téléphoniques et les navigations sur le web. Ainsi, les révélations de l’informaticien de la CIA ne sont pas passées inaperçues aux yeux des médias et remettent en cause les valeurs de la démocratie.

Le Darknet au service de la liberté d’expression 

De ces faits, les aspect positifs du Darknet demeurent un peu plus évidents. Effectivement, en utilisant ce réseau vous vous rendez dans espace de liberté visant à vous exprimez comme bon vous semble et sans craintes d’être retrouvé ou censuré. C’est pourquoi, le Darknet est devenu un outil indispensable concernant l’échange d’informations capitales pour différentes organisations. Comme le parfait exemple des journalistes de guerre et d’investigation pouvant ainsi s’exprimer librement tout en protégeant leurs sources et leur vie privée. Ce qui explique le partenariat entre Reporters Sans Frontières et la fondation Tor qui consiste à créer et maintenir 250 points d’accès au réseau. Ainsi, les gouvernements autoritaires ne peuvent bloquer leur accès de par le caractère non publique qu’ils occupent et vous pouvez aussi rentrer en contact avec la fondation Tor (help@rt.torproject.org) lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles.

Et c’est pas fini : Reporters Sans Frontières à mis à disposition un « kit de survie numérique » visant à adopter une bonne hygiène numérique pour sécuriser leurs données avec l’utilisation du réseau Tor. En revanche, cet outil n’est pas destiné qu’aux journalistes, les citoyens peuvent également s’en servir. Le kit de survie numérique est une aide indispensable aux dissidents politiques syriens, chinois et turques pour lutter contre la surveillance de masse à travers leur communication. Les dissidents sociaux s’y retrouvent également grâce à cet outil comme en Ouganda où l’on interdit aux homosexuels de communiquer sur des plateformes dédiées présentes sur le Darknet.

Vous l’aurez compris, le kit de survie porte bien son nom. 

Outre la sécurité des informations, des grands journaux internationaux tels que le Guardian, le Washington Post ou Mediapart possèdent leur propre système de lancement d’alerte pour signaler des faits dangereux pour la société via l’investigation de leurs journalistes.

Naviguer sur le Darknet

Le Darknet n’est pas si facile d’accès. De ce fait, peu d’internautes s’y rendent pour plusieurs raisons comme par exemple la peur d’attraper des virus informatiques ou par l’ignorance de son utilité. Toutefois, il suffit uniquement de télécharger un navigateur web spécial permettant de faire passer l’internaute par un ensemble de relais afin de le cacher pour qu’il puisse accéder anonymement sur des sites web ouverts ou cachés. 

Tor Browser est le navigateur le plus célèbre mais il en existe plein d’autres comme Freenet avec un écosystème anonyme complet (mails, blogs, etc) qui reste orienté sur les activités politiques.

Néanmoins, pour se rendre sur les sites web présents sur le Darknet, l’internaute doit d’abord connaître leur existence afin d’écrire directement leur adresse dans la barre des URL puisque ceux-ci ne sont pas indexés. A défaut de ne pas avoir accès à une barre de recherche, il existe tout de même une sorte d’encyclopédie participative (comme un Wikipédia du Darkweb) qui recense les sites en .onion par catégories. Ainsi, l’internaute peut trouver facilement les pages dont il a besoin en recopiant cette adresse: kpvz7ki2v5agwt35.onion.

En outre, Tor est ni bienveillant ni malveillant, c’est pourquoi il est essentiel de bien se renseigner sur les précautions à prendre une fois que le browser est installé sur votre ordinateur comme ne pas télécharger des fichiers torrents ou des plugins à ajouter à celui-ci. Ces recommandations permettent à l’internaute de protéger l’accès à son ordinateur et le bon fonctionnement de son browser. En effet, Tor offre la liberté de l’anonymat mais c’est à l’internaute d’en connaître les risques pour se prémunir des conséquences.


Le bitcoin : d’une simple crypto-monnaie vers une arme dans la guerre numérique ?

Le bitcoin est au coeur du réseau informatique

Les crypto-monnaies sont très à la mode depuis quelques années. Surtout utilisées sur le Darknet, elles prennent énormément d’ampleur autant pour les particuliers que pour les politiques. Parmi elles, on en trouve des dizaines. Elle possèdent toutes avec leur coût et leurs spécificités : L’ethereum, le litcoin, le Ripple, le Dash… La plus importante est le Bitcoin. Elle a été la première à réellement prendre sa place en explosant le cours de la bourse des crypto-monnaies. Grâce au système de la blockchain, elle garde l’identité de son propriétaire anonyme et toujours protégée, ce qui amène parfois à des utilisations frauduleuses.

La bourse au bitcoin, une pratique légale mais risquée

Le bitcoin est une monnaie virtuelle qui ne possède pas d’autorité financière. Son achat-revente est donc totalement légale dans le monde. Cette pratique est utilisée de la même façon que le font les traders avec la bourse mondiale. Un algorithme prédéterminé fixe le prix du bitcoin en fonction de la quantité disponible sur le marché. Il est simple d’acheter cette monnaie en passant par des plateformes vendeuses comme IQ Option, Etoro ou BD Swiss par exemple. Même si son achat n’est pas instantané, la transaction s’effectue en quelques heures. A l’image du chef d’oeuvre de M. Scorsese, Le Loup de Wall Street, nombreux sont les particuliers qui se lancent dans le défi des crypto-monnaies. Sa facilité d’achat et d’utilisation est traître et pousse aux risques. 

Le bitcoin est produit en quantité limité. Sa rareté fait d’elle son prix et explique l’engouement que retrouvent certaines personnes à investir dedans. L’objectif est de la revendre des années plus tard. Cependant, personne ne se doutait de l’avenir qu’aurait cette monnaie.

Lors de sa création en 2009, un bitcoin représentait 0,001 centimes. Sa première utilisation marchande fut pour l’achat de 2 pizzas contre 10 000 bitcoins, soit 80 millions de dollars lors de son cours normal !  Le mois de décembre 2017 a été fructueux pour le bitcoin puisque son prix a atteint presque 17000€ l’unité. Aujourd’hui, il en vaut moins de 3000€. Avec de tels chiffres, il n’est pas étonnant d’avoir envie d’investir en espérant que son prix redevienne si élevé un jour. Néanmoins, cette pratique est très risquée. Le bitcoin est extrêmement volatil, il lui arrive de perdre 25% de sa valeur en une seule nuit. Pour certains, ce fut la cause de leur descente aux enfers. La raison est simple, il possède une très forte instabilité politique, suivant les pays, il n’est pas reconnu officiellement partout. 

De réels conflits politiques vers la guerre numérique

Les différences culturelles et politiques se répercutent aussi sur le bitcoin à bien plus haute échelle. Son importance économique au sein du monde implique forcément des conflits d’utilisation.

Au Japon comme en Europe, il est possible d’acheter et de payer en bitcoin légalement. En Chine, cette pratique est formellement interdite. La chute du bitcoin en 2017 fut causée par la Chine et la Corée du Sud qui ont décidé de se retirer du marché. Cette décision radicale et très rapide a été terrible pour les investisseurs. En effet, la Chine représentait 70% du « minage » de cette monnaie grâce aux faibles coûts que représente l’électricité là bas. Effectivement, Le bitcoin nécessite un approvisionnement énergique phénoménal. Il est impossible de prouver si cette décision est le fruit d’un accord commun entre les 2 pays. Ce qui est sûr c’est que ça a marqué un tournant énorme pour le monde entier. Pour les chiffres, 5 des 10 premières sociétés de minages dans le Monde sont chinoises, et 90% des transactions mondiales sont réalisées sur leurs plateformes d’échanges.

Dorénavant, la Chine souhaiterait créer sa propre crypo-monnaie afin de sortir de cette boucle internationale créée par le bitcoin. Cette alliance pourrait être une nouvelle étape dans la guerre numérique faisant pression depuis des années. La Corée du Nord, elle aussi impliquée dans le bitcoin, à profité de cette décision pour hacker 4 plateformes d’échanges de crypto-monnaies sud-coréennes. Le but est de financer son activité militaire nucléaire. En 2018, environ 1 milliard d’euros de crypto-monnaies ont été dérobé par des hackeurs à travers le monde. Cela laisse imaginer ce que pourrait faire la Corée du Nord avec dans la course au nucléaire. 

Pour la Russie, quant à elle, il est difficile de connaître leur point de vue. Vladimir Poutine avait déclaré en 2017 la dangerosité du bitcoin à cause du nombre de personnes anonymes qui s’en servent, mais aussi à cause des méfaits qu’elle sert à financer. Malgré cet avertissement, on comptabilise environ 120 000 utilisateurs du bitcoin simplement dans la capitale, Moscou. Autant dire qu’en cas de suspension du droit du bitcoin en Russie, le marché mondial en prendra encore une claque.

A l’heure actuelle, le Monde est bipolaire, l’Asie s’oppose au bitcoin et monte sa propre puissance de crypto-monnaies alors que l’Europe et l’Amérique restent ensemble. Ce sujet restera très sensible à travers le Monde entier et surtout très risqué et imprévisible.

Fait GAFA tes données ou les GAFA s’en chargeront

Faciliter votre navigation, personnaliser vos recherches, gagner du temps…
Pour les GAFA, tout est prétexte à collecter vos données. Toutes ces bonnes intentions, qui n’en sont pas, suscitent des remises en question sur la maîtrise de nos informations personnelles. Sommes-nous condamnés à tout partager?

Qui se cache derrière le #10YearsChallenge ?

Poster une photo avant après séparée de 10 ans, c’est le nouveau défi qui a animé la toile cette semaine. D’Eva Longoria en passant par votre grande tante, l’hashtag #10YearsChallenge a généré plus de 3 millions de publications.

Mais au pays des GAFA les réjouissances sont de courtes durée. Si certains voient en ce défi un simple divertissement innocent, manifestation nostalgique des années qui passent. La journaliste américaine Kate O’Neil, du magazine Wired, s’inquiète.

La spécialiste en cyber sécurité entrevoit pour Facebook une occasion de collecter vos données afin d’entraîner son algorithme de reconnaissance faciale qui utilise les caractéristiques liées à l’âge. L’intérêt pour le réseau de Mark Zuckerberg? Rentre capable ses logiciels de reconnaître l’âge précis d’une personne en se basant sur une simple photo.

De quoi faire le bonheur des entreprises de reconnaissances faciales pour qui identifier les traits du visage qui changent et qui évoluent dans le temps, est extrêmement intéressant. La reconnaissance faciale est vous le savez un des enjeux de ce siècle, et l’une des technologies les plus recherchées par les entreprises.

Alors 10 years challenge un simple défis éphémère ? Une chose est sûre, sur les réseaux sociaux si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit.

Big GAFA is wathcing you

Google Home ou encore Alexia d’Amazon, en quelques années ces petits concentrés d’intelligence se sont fait une place dans nos salons. Néanmoins, à chaque avancées va sont lots d’ennuis.

Souvenez-vous, l’affaire « Amazone Echo » avait rendu perplexe quant à l’utilisation de ces assistants vocaux. En effet, un Allemand qui ne possédait alors aucun de ces appareils avait reçu plus de 1700 d’enregistrement vocaux d’un inconnu. Cette faille avait alors été qualifiée « d’erreur humaine » par Amazon.

Erreur suffisante pour refroidir certains dorénavant méfiants quant à la sécurité et la protection de leur vie privée. Inquiétude légitime lorsque l’on sait que ces gadgets enregistrent continuellement toutes les conversations dans une pièce à moins d’activer le mode muet.

Pour calmer ces angoisses Borek Karmann et le designer Topp Tore Knudsen ont imaginé une solution. Il s’agit du projet Alias.

Sous son apparence atypique de plastique fondu  Alias se fixe au-dessus de votre enceinte comme un couvercle. Mais à quoi sert-il ? Tel un champignon Alias va venir brouiller l’assistant vocal en émettant un bruit blanc qui empêche le haut-parleur de s’activer et donc d’être écouté.

Ce n’est pas tout, Alias vous offre aussi la possibilité de personnaliser le nom de votre enceinte. Remplacer alors Alexa par Charles ou Google par Brigitte, les possibilités sont infinis. Cette nouvelle appellation sera le mot de passe qui permettra d’activer Alias. Une fois activé, celui-ci énoncera la fameuse phrase « Hey Google » et votre assistant vocal reprendra alors ses fonctionnalités habituelles.

Si ce concept en n’est qu’à l’état de projet. Il pourrait dans les prochaines années être une solution pour duper à l’œil de Big GAFA.

Les GAFA connaissent mieux votre enfant que vous ?

Oui, selon une étude de la commission britannique de protection de l’enfance, les Gafa détiennent 70 000 données sur votre enfant.

Sensibiliser les parents aux risques de surexposition de leurs enfants sur internet, tel était l’objectif de cette enquête. À l’âge de 13 ans, les parents auront posté en moyenne 1 300 photos et vidéos de leur enfant sur les médias sociaux.

Cette exposition peut commencer très tôt avant même la naissance quand certains parents partage les photos d’échographies par exemple. Aux delà des chiffres saisissants, c’est une véritable prise de conscience que dénoncent les autorités. 


« Nous devons nous arrêter et réfléchir à ce que cela signifie pour la vie de nos enfants maintenant et à l’impact que cela pourrait avoir sur leur vie future en tant qu’adultes «  estime Anne Longfield chargé de l’enquête.

Cela peut aller de mal en pire lorsque les enfants commencent à utiliser leurs propres réseaux sociaux.


« En moyenne, les enfants publient 26 fois par jour sur les réseaux sociaux. D’ici ses 18 ans, il y aura 70 000 données à son sujet sur Internet” indiquent ce même rapport

Êtes-vous prêt à accueillir les GAFA comme troisième parent ? 

Facebook-« gilets jaunes » : comment le réseau social remet en question les médias traditionnels

Depuis le début du mouvement, les “gilets jaunes” préfèrent Facebook pour s’informer, s’organiser et discuter. Le réseau social, qui compte aujourd’hui quelque 2 milliards d’utilisateurs dans le monde dont 38 millions en France, concilie à la fois : plateforme de discussion, lieu de rassemblement et espace d’information. Alors, Facebook sonne t-il la fin des médias traditionnels ?

Vers la fin des médias traditionnels ?

En France, selon une étude de Reuters sur la consommation de l’information, en 2018, l’usage des réseaux sociaux pour s’informer est en forte augmentation depuis 2015. Loin devant la presse papier qui, il y a 6 ans, était pour 46% des Français, l’une des principales sources d’information. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 20% à préférer le papier à l’écran.

Ceci s’explique principalement par le fait que les Français sont de plus en plus sceptiques sur la véracité des informations qu’ils peuvent trouver dans les médias traditionnels mais, aussi par le fait que ces médias sont “largués” des véritables problèmes, informations qui intéressent et touchent les Français.  

Médiatiquement, les journaux s’intéressent plus au fait divers et nient trop souvent la réelle souffrance sociale, les réels problèmes des Français. Par conséquent, celle-ci cherche à s’exprimer, notamment sur les réseaux sociaux. C’est le cas des “gilets jaunes” qui étaient souvent sous représentés dans l’espace médiatique avant le début du mouvement.

Ce qui explique que sur internet, des « gilets jaunes » lancent leurs propres médias suite à la défiance exprimée par nombreux d’entre-eux vis-à-vis des médias traditionnels. C’est notamment le cas de « Vécu » et « France Actus » qui enregistrent des millions de vues en quelques jours et notamment sur les réseaux sociaux.

Facebook a-t-il donné une puissance politique aux “gilets jaunes” ?

Du printemps arabe au mouvement #Metoo, les réseaux sociaux ont souvent changé la donne politique dans le monde.

Avant de s’emparer des ronds-points, c’est bien sûr les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook, qu’est né et que s’organise le mouvement des “gilets jaunes”.

Avec sa nouvelle stratégie et son nouvel algorithme, Facebook souhaite depuis début 2018 prioriser davantage les contenus des groupes que celui des pages et ainsi des médias.

Depuis cette mise à jour, de nombreux médias subissent le nouveau fil d’actualité de Facebook et certains en sont victime. C’est le cas dans l’hexagone de “BuzzFeed” qui voit son trafic issu principalement de Facebook, chuter. L’entreprise s’apprête donc à supprimer 15 % de ses effectifs, soit entre 220 et 250 personnes.

Effectivement, Mark Zuckerberg a décidé de revenir à son modèle économique de base, ainsi qu’à son audience qui a fait le succès du réseau. Cette nouvelle stratégie vise principalement les internautes à créer du lien et échanger plus entre eux.

Toutefois, Facebook n’a pas créé le mouvement des “gilets jaunes” mais il a servi d’incubateur. Il a surtout servi d’organisation de la lutte. Laurent Solly, vice-président de Facebook France a lui-même déclaré dans le Journal du Dimanche du 3 février 2019 que : ”Facebook n’a ni créé ni amplifié ce mouvement ». Selon lui, « nous donnons les outils, mais nous ne favorisons aucun mouvement », Facebook permet avant tout de « donner une voix à chacun ».

Pour les “gilets jaune”, le réseau est un moyen de coordination, de communication et de structuration. C’est pour eux, un espace de revendication. Facebook est donc devenu un « outil d’opposition ».

D’administrateur de groupes à porte-parole du mouvement

La France en colère” 75 135 membres, “Gilet jaune” 169 573 membres, ou encore “JeSuisGiletJaune” 108 412 membres : depuis le début du mouvement, pour essayer de l’organiser,  de nombreux groupes et pages se multiplient sur Facebook.

Dans ce mouvement qui se dit “apolitique” et sans “représentant”, de nombreux anonymes et administrateurs de groupes Facebook semblent avoir pris le rôle de “porte-parole”, “meneurs” ou encore “organisateurs”.

Aujourd’hui les noms de Priscillia Ludosky ou encore d’Eric Drouet ne vous sont plus inconnus car ils sont souvent cités ou invités des médias. Il s’agit à chaque fois d’initiateurs du mouvement. Que ce soit par le biais de pétitions, d’événements Facebook, d’administrateurs de groupes Facebook ou d’auteurs de vidéos virales.

C’est également le cas de Jacline Mouraud, qui s’est fait connaître en se filmant avec son téléphone en “Live Facebook”. Sa vidéo a été visionnée plus de 6,3 millions de fois sur le réseau social de Mark Zuckerberg.

Alors, “le jour de gloire” est-il arrivé pour les “gilets-jaunes” ? Facebook a-t-il raison des médias traditionnels ?

Youtube refait la télé

Véritable membre du foyer dans les années 70, la télévision a longtemps été un média extrêmement populaire. Elle a instauré une relation presque sacrée entre les auditeurs et le flux d’informations vidéo perpétuel qui leur est déversé. En 2004, le PDG de TF1 Patrick Le Lay créait la polémique et affirmait que, sans avoir une réelle vocation d’information, la télévision avait pour but de “détendre pour préparer [le spectateur] entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.” Un an plus tard, la première vidéo amateur était publiée sur la plateforme YouTube.

YouTube en est alors encore à ses balbutiements. L’ère est au partage de vidéos home-made, un joyeux fourre-tout où les gens s’emparent de la vidéo pour créer de nouveaux concepts et prendre la parole. D’abord, en réinventant le divertissement, avec des podcasts humoristiques, des montages expérimentaux et autres vidéos face caméras où chacun peut s’exprimer à titre personnel.

Peu à peu, cette prise de parole spontanée de tout un chacun, à la fois en tant que producteur de contenu et en tant que spectateur participant à faire vivre ce contenu (en commentant, partageant une vidéo), va prendre de plus en plus d’ampleur et drastiquement changer notre rapport à la télévision, non seulement en temps que moyen de divertissement, mais aussi en tant que pourvoyeur d’information crédible et légitime.

Vulgarisateurs : journalistes 2.0

Effectivement, désormais, en tant que passionné par un sujet ou adepte d’une activité, on acquiert une certaine légitimité face à une audience, qui se base simplement sur ses connaissances personnelles, et l’envie de partager ce savoir, sans besoin de validation venant d’une autorité désignée (un diplôme, un rôle dans la société…).

Des tutos cuisines aux cours de musiques en lignes, l’émergence d’un nouveau format de vidéos se positionne comme le porte étendard de cette nouvelle génération de journalistes ; la vulgarisation.

Les vulgarisateurs, ce sont ces YouTubeurs passionnés par un sujet qui ont à coeur de le faire découvrir et le revisiter sous un format divertissant, en prenant en compte les anecdotes oubliées, les détails fatals de la grande Histoire qui sauront à coup sûr éveiller la curiosité des internautes. Histoire (Nota Bene), cinéma (Le Fossoyeur de films), curiosités en tous genres (Axolot), nul doute que chacun trouvera de quoi s’étonner.

Alors oui, il ne s’agit pas d’un concept nouveau, on se rappellera des rendez-vous C’est pas Sorcier ou des épisodes d’Il était une fois. Ce que Youtube offre, c’est véritablement l’opportunité à tout un chacun de devenir lui même un pourvoyeur d’information, en tant qu’expert de son domaine. Le bon vieux tube cathodique nous faisait peut-être passer l’information, mais avec un programme pré défini et bien rôdé, sous un seul et même angle.

Succès du divertissement indépendant

Au delà donc de simple vulgarisation Youtube, peut alors rapidement devenir un outils politique, avec des vidéos qui donnent la parole aux citoyens. Et nous voilà déjà dix plus tard, novembre 2015, alors que des hordes de jeunes se précipitent aux stands du salon Video City à la rencontre de leur vidéastes favoris, succès qui surprend la presse.

Cette nouvelle légitimité de Youtube en tant que media, ne s’arrête pas seulement à l’accès à l’information, mais a aussi permis le renouvellement du divertissement et donner ses lettres de noblesses à des initiatives artistiques personnelles. La création du film Les Dissociés, premier long métrage entièrement auto produit et mis en ligne gratuitement sur Youtube va aussi permettre un nouveau rapport au cinéma tel qu’on le défini.

En proposant un contenu véritablement professionnel, qualitatif et gratuit, le  film va rencontrer un vif succès, tout en proposant une idée entièrement originale et qui a pu voir le jour grâce à un business model alternatif de placement de produits dans le film. Coup du sort pour la télévision, face à cet engouement, la chaîne W9 décide de diffuser Les Dissociés quelques mois après sa sortie en ligne, rassemblant 364 000 téléspectateurs.

Vers un contrôle de la prise de parole ?

Aujourd’hui, les millenials ne regardent presque plus la télévision au profit de YouTube. Le panel de chaînes de Youtubers et des contenus s’est considérablement élargi pour parler à tous. Tout le monde s’exprime et participe au développement de ce media participatif, repoussant les limites de la liberté d’expression.

Mais une telle ambition n’est pas sans conséquences ; l’an dernier, le Youtuber Logan Paul, plusieurs millions d’abonnés, se filmait au cœur d’une forêt nippone, connue pour être le lieu où des japonais viennent mettre fin à leur jours. Loin de s’en cacher, le vidéaste en joue, se moquant presque des cadavres sur son passage. La communauté de Logan Paul boycotte alors sa chaîne, la presse accuse YouTube, aucune sanction n’est prononcée. Au delà du bad buzz, YouTube reste avant tout un géant corporate, qui peut être un formidable outil dès lors que l’on reste responsable du contenu que l’on consomme.


Espionnage numérique : On ne se connait pas et pourtant je sais déjà tout…

Aujourd’hui, nous arrivons à une pointe de la technologie…parfois à l’insue de notre vie privée.


Bienvenue dans le monde de la 4e dimension. Les sujets que nous allons aborder paraissent quelques peu futuristes. Et pourtant, ils sont plus proches de nous qu’on ne le pense. Traversons ensemble quelques faits technologiques qui prennent possession petit à petit de notre vie privée.

Une note pour une vie 

Et si on retournait à l’école pour toujours ? En Chine, les autorités du pays mettent en place un système de notation sociale. Il s’agit d’une application qui servira à évaluer le comportement quotidien des citoyens. Ce projet vise à les récompenser ou les punir en fonction de leur conduite, c’est comme à l’école non ?

Cette surveillance consiste à appliquer une note aux citoyens en fonction de leurs actions tout au long de la journée. La population devra acquérir le plus de points possibles pour se voir attribuer d’avantages. Par exemple, acheter des produits locaux et prendre les transports en commun sont valorisés. Tandis que, les fumeurs sont sanctionnés. Ce système de notation va encore plus loin. Elle juge les opinions politiques, les partages sur les réseaux sociaux, les diplômes obtenus ou encore les fréquentations. Une personne peut voir sa note diminuer si son ami n’a pas une note élevée. 

Qu’est ce que cela engendre selon vous ? A première vue, ce système de notation va pousser et encourager la population à réaliser de bonnes actions en terme de conduite. Mais il va très vite atteindre ses limites. Inutile de s’attarder sur le fait que cette application porte atteinte à la vie privée de la population. Leurs faits et gestes sont espionnés tout au long de leur vie.  De plus, ce projet peut renforcer les écarts sociétaux déjà très importants. Il va pousser les citoyens à côtoyer des personnes ayant une “bonne réputation” et va créer des hostilités entre elles. Pour finir, les habitants seront comme formatés pour obéir à la demande des pouvoirs hiérarchiques. Cela va être le résultat d’un monde virtuel, où les hommes sont comme des robots pour répondre aux règles. 

Qu’en pensez-vous : cauchemar ou réalité ? Gardez-vous bien, il est possible qu’un tel projet de surveillance soit étendu à d’autres pays ! Chaque pays possèdent ses propres problèmes de société. Il n’est pas impossible qu’ils mettent en place des solutions innovantes et technologiques pour résoudre ces problèmes au détriment de l’avis des citoyens. 

Une photo pour une vie

Qui a dit que la science fiction n’avait sa place que dans les films ? Cette fois-ci on se retrouve au Royaume-Uni pour la sortie d’une application mobile. Ce projet permettra de rassembler toutes les informations d’une personne grâce à une simple reconnaissance faciale. Plus besoin de communiquer pour connaître quelqu’un, prenez-le en photo !

Le principe est simple, si vous croisez une personne qui vous plaît ou qui vous paraît familier dans la rue, pointez-le avec votre téléphone et le tour est joué. L’application se charge du reste. Grâce au principe de reconnaissance faciale, elle analyse les recoins du visage, et propose les principaux comptes sociaux qui y correspondent. Une base de données très complète. Vous pouvez retrouver tous les comptes personnels sur les réseaux sociaux. Facebook, Linkedin, Twitter, Instagram, tout y est. Il n’y a plus qu’à les analyser. 

Alors, bonne ou mauvaise chose ? Inutile de prévenir que ce projet porte atteinte à la vie privée des citoyens. Les données personnelles sont donc à la vue du grand public qu’on le veuille ou non. Tout le monde peut avoir accès aux détails les plus intimes de notre vie privée. Sans compter au sentiment que l’on ressent à chaque fois que l’on met le pied dehors, avec l’impression que chaque objectif est pointé sur nous.

Pourtant, cette technologie peut être jugée utile lorsqu’elle est utilisée à des fins communautaires. Elle peut servir à reconnaître les individus dangereux et signaler les visages fichés S. Cela peut aussi être bénéfique aux services de police afin d’identifier les individus aux antécédents inquiétants. 

Une vidéo pour une vie

 Les films d’horreurs n’ont rien de réels, et pourtant vous voyez le rapprochement ? Aujourd’hui, un phénomène de plus en plus régulier provoque la crainte auprès de l’ensemble de la population. Il s’agit du piratage de webcam. Ce délit ne touche pas que les ordinateurs portables, mais aussi les ordinateurs fixes, les babyphones, les caméras de sécurité et même les téléphones portables. 

Vous pensiez être seul ? Malgré un système de sécurité intégré à ces technologies, il y a toujours un risque. Les victimes reçoivent un mail frauduleux, avec des liens cliquables. Ces liens permettent aux hackers d’entrer dans le système de l’ordinateur. Ils peuvent alors s’introduire assez facilement dans le système des webcam. Cela leur laisse la possibilité de s’infiltrer dans la vie privée des personnes en toute discrétion. Malheureusement, les femmes sont les principales victimes.

Un véritable marché noir du web s’est construit autour de ce piratage. Les arnaqueurs se font du profit en vendant la vie privée des personnes à de total inconnus. Alors, même plus besoin d’être un hackers professionnel du codage, il suffit d’avoir un peu d’argent à dépenser et un esprit mal placé. 

Licences : CC BY ND

Marathons de jeux vidéo et Crowdfunding : ils affrontent le côté obscur des réseaux sociaux

Il paraît qu’Internet est méchant, il paraît qu’Internet est cruel, mais qu’en est-il vraiment ?

Le web est souvent caricaturé comme rempli de trolls et d’haters. Il apparait pourtant que lorsque qu’on s’y intéresse de près, de nombreux beaux projets porteurs d’espoir ont fait leur apparition ces dernières années, poussés par d’importantes communautés venues des réseaux sociaux. 

Les jeux vidéo au service de causes nobles


Le jeu vidéo est un secteur en pleine expansion. Avec les séries et les réseaux sociaux, il est en tête des divertissements chez les jeunes générations (10-30 ans). Depuis quelques années, on assiste à une véritable professionnalisation des jeux vidéo avec la montée de l’e-sport (compétitions de jeux vidéo) mais également du « stream ». Des joueurs diffusent leur jeu en direct sur des plate-formes comme Twitch.tv ou YouTube et deviennent ainsi « streamers ». Ils interagissent avec leurs spectateurs, appelés « viewers », via un chat textuel sur la droite de l’écran.Les plus connus d’entre eux deviennent de vrais animateurs, et deviennent pour les ados d’aujourd’hui l’équivalent des animateurs TV pour leurs parents. On peut citer comme streamers influenceurs les américains Ninja ou DrDisrespect (qui jouent aux jeux « du moment » comme Fortnite en 2018) ou les français Gotaga ou Sardoche.
Souvent décrit comme rendant les enfants violents ou encore comme destructeur de lien social, le jeu vidéo a permis récemment de réaliser de beaux projets caritatifs, avec toujours les jeux vidéo comme coeur de divertissement. L’exemple le plus marquant est le « Z Event », un marathon gaming réalisé par le streamer français ZeratoR. Près de 45 streamers se sont réunis le temps d’un week-end pour enchainer sans coupure des parties de jeux vidéo. Les viewers étaient invités à faire des dons via Twitch, l’intégralité des dons étant reversée à l’association Médecins Sans Frontières. Lors de son édition 2018, le Z Event a récolté 1 100 000 euros en 50 heures de diffusion. Cet événement suscite un engouement croissant : son édition 2016 a permis de récolter 160 000€, son édition 2017 près de 500 000€. Le président Macron avait d’ailleurs salué la mobilisation pour la Croix Rouge en 2017 (après l’ouragan Irma).


Jérome Jarre ou comment mettre le digital au service de l’humanitaire


Jeune français expatrié à New-York, Jérome Jarre cartonne sur le net avec ses vines, des courtes vidéos de 6 secondes maximum sur l’application du même nom. Son mot d’ordre est la bonne humeur, il veut la répandre partout autour de lui. Rapidement, son nombre de followers s’emballe et devient ainsi une véritable célébrité sur Internet. Des années passent et Vine ferme ses portes. Jérôme Jarre déjà très impliqué, se lance alors à corps perdu dans l’humanitaire. Il se déplace et prend conscience des difficultés de vie des Rohingyas, des musulmans de Birmanie victimes d’une véritable exode et d’un génocide dont on entend peu parler dans les médias traditionnels.
Il lance alors un gigantesque mouvement, accompagné de nombreuses autres célébrités du net (Seb la Frite, Mister V, Natoo…) mais également plus classiques (Omar Sy, DJ Snake…) autour du monde. Encourageant leurs fans à se mobiliser sur les réseaux sociaux, ils affrèteront un avions de la Turkish Airlines réservé au transport de nourriture pour leur action. 14 mois plus tard leur page Gofundme est encore active et cumule 2 250 000 d’euros de dons. Une somme titanesques qui s’inscrit dans une toute nouvelle dynamique humanitaire qui s’affranchit des puissants du milieu se rémunérant sur les dons, faisant de l’humanitaire un business. 


Avec le crowdfunding, des inconnus font de vos rêves une réalité

Non seulement utilisé pour de grandes causes, le crowdfunding permet aussi de financer des projets moins grandioses mais de véritables produits d’Internet et héritage de l’esprit hacker : c’est bien la solidarité et l’ambition qui nourrit ces projets.Aussi appelé financement participatif (ou sociofinancement au Canada), cette pratique consiste à présenter un projet en faisant un appel aux dons.Les personnes finançant votre projet recoivent en échange une contrepartie, distribuée lors de la réelle mise en œuvre de votre idée de départ.
Ce système existe depuis une dizaine d’année et fut popularisé avec le web et et réseaux sociaux. Il a permis de faire éclore de beaux projets, à l’opposé de l’individualisme prôné dans la société actuelle.
C’est le cas par exemple de la web-série Noob, malgré son aspect amateur et petit budget, a vu le jour grâce au financement de milliers de fans de jeu de rôle.
Les membres d’une communauté peuvent également s’unir autour d’un projet commun pour le voir se concrétiser : on peut citer par exemple Shenmue 3, un jeu vidéo japonais entièrement financé par la plate-forme Kickstarter. Ce dernier a d’ailleurs battu des record avec plus de 2 millions de dollars récoltés en 24h, plus de 6.3 millions aujourd’hui. Le jeu verra le jour, avec une date de sortie prévue pour l’été 2019 sur PC et PlayStation 4.

E-réputation et voyeurisme digital, ils montrent tout sur les réseaux sociaux…

Quand les réseaux sociaux sont le reflet d’une jeunesse sans limite.

Doutes, estime et confiance en soi sont souvent des problèmes rencontrés à l’adolescence. Avec l’avènement des réseaux sociaux, il devient aujourd’hui beaucoup plus difficile de gérer ces maux pour des jeunes qui se cherchent encore une identité. 

Le mal-être s’exporte sur Internet


A l’heure actuelle, la nouvelle « génération Z » se construit dans un monde plein de questionnements mais aussi où le jugement est facilité, sous couvert d’anonymat.Comment pouvons-nous contrer cette méchanceté gratuite ? De nos jours il est très facile de se cacher derrière un écran et d’apporter des critiques, souvent négatives. C’est le cas sur les réseaux sociaux, notamment sur la plate-forme Instagram. Ce dernier met l’accent sur les visuels, les photos et vidéos postées au quotidien par les utilisateurs se doivent d’être jolies, tout comme le sujet à l’image.La jeune génération se voit être la plupart du temps très réceptrice aux images véhiculées sur les réseaux sociaux notamment auprès des influenceurs.Dans ce monde de paraître virtuel, le mal-être peut se faire sentir très rapidement chez les adolescents, avides de ressembler à leur idole.Les corps publiés sont sans défaut, considéré comme parfaits ou attirants aux yeux de la société cible. Cela peut engendrer des questionnements existentiels et complexes.Se comparer, être envieux sont les facteurs redondants d’un début de dépression chez les jeunes adultes dû à ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux.

Vers un soi 2.0 ?

Des influenceurs qualifiés d' »attention whore » (littéralement traduit par « personne ayant un besoin pathétique d’attention ») sont souvent ceux qui bénéficient le plus d’abonnés. La famille Kardashian dont la célèbre Kylie Jenner est l’illustration parfaite de ce que représente la nouvelle forme de narcissisme virtuelle.Récoltant en moyenne plus de 5 millions de likes par publication, elle figure parmi les plus gros influenceurs de la planète : elle est la 7ème influenceuse importante au rang mondial, mais reste loin derrière Selena Gomez ou Ariana Grande.Ce voyeurisme digital est de plus en plus répandu sur les réseaux sociaux et caractérisé comme quelque chose de « normal » à présent.Seuls Facebook ou Instagram se donnent bonne conscience en censurant les parties génitales mises en valeur sur leur plateforme. La volonté de se faire désirer via son image est de plus en plus courant sur les réseaux sociaux qui mettent en valeur le visuel, le « beau ».De nos jours, tout est dévoilé directement pour le plaisir des yeux. Le jeu de séduction n’existe plus, ou du moins a radicalement changé. Avec autant de vues et d’interactions, certaines personnes sont souvent dépassées et ne savent plus comment gérer leur célébrité 2.0. A défaut d’une image et d’une e-réputation parfaite, ils sont souvent les plus malheureux, bien que beaucoup de gens les convoitent.


Les réseaux sociaux, nouveau lieu de confrontation

Certains surfent sur la vague des critiques et n’hésitent pas à troller inutilement quelqu’un. On peut relever le cas du clash récent entre les deux rappeurs français : Booba et Kaaris. Leur confrontation virtuelle illustre parfaitement le phénomène du « bulliying », c’est à dire se moquer inutilement voire cyber-harceler son concurrent. Chacun de leur côté, ils poussent leurs fans et abonnés à troller ou même pire à pirater le compte de l’autre.Ce comportement immature encourage principalement les jeunes internautes à reproduire cette attitude néfaste. Auparavant les élèves qui étaient harcelés à l’école ne l’étaient plus une fois arrivé chez eux. Ils pouvaient se vider la tête et se consacrer pleinement à ce qu’ils aimaient pour ne plus penser au lendemain. Avec la naissance des réseaux sociaux, le harcèlement continue maintenant également à la maison. Aucun répit n’est de mise et le cauchemar ne cesse de durer. 

Si ce sujet vous intéresse, nous vous conseillons de regarder l’excellent documentaire « Follow me », disponible sur Netflix.

Rencontre les joueurs les plus chauds de ta région !

Forums, MMORPG, jeux sur navigateur… De nombreuses communautés se sont bâties en dehors des réseaux sociaux, avec parfois de belles histoires à la clé.

Depuis les années 90 et l’apparition des forums et jeux en ligne, des millions d’internautes se réunissent chaque jour autour d’intérêts communs.Partout dans le monde, des amitiés et même de belles histoires ont commencé. Partons à la découverte de cette sociabilité 2.0 !

Les forums, se retrouver pour partager

Grâce à sa diffusion à grande échelle, le Web a permis aux internautes de s’exprimer librement et avec n’importe qui.La discussion s’est ainsi structurée via les forums, espaces de discussion libres où les utilisateurs débattent sur différents sujets.Dédiés à une passion comme la moto, la pêche ou au basket, les forums ont réuni des gens autour de passions communes.Ils leur permettent de rentrer en contact et d’apporter leur expertise afin de répondre à des questions d’autres aficionados, débutants ou simples curieux.Ce sont donc de vrais espaces de discussion dédiés au partage de la connaissance.Les forums permettent également de créer du lien social : les « forumeurs » ont l’opportunité de rencontrer des personnes aux intérêts similaires qu’ils n’auraient jamais rencontrées IRL (In Real Life, dans la vraie vie).D’autres types de forums se sont également développés au cours du temps, plutôt axés sur le divertissement. Les gens y partagent ainsi l’actualité ou des posts humoristiques.


Des sociétés virtuelles pour s’échapper de la vraie

Les rencontres virtuelles ne se limitent pas aux forums, mais se sont aussi démocratisées avec l’apparition des jeux en ligne massivement multijoueurs (MMORPG).Le joueur n’est plus le centre du monde, il est désormais sur un serveur, entouré de milliers de personnes  qui sont là pour les mêmes raisons que lui : se divertir et faire des rencontres.Rencontrer des joueurs en ligne, c’est partager sa passion du jeu avec des inconnus venus de toute la France et du monde, et également de passer un bon moment, de « délirer » ensemble.Dans les MMO comme Dofus ou World of Warcraft, ou même des jeux sur navigateur comme Grépolis ou anciennement Habbo, les joueurs se réunissent tous les jours au même endroit.Au fil du temps, des amitiés se créent, notamment sur des aventures intenses de plus de 6 mois pour Grépolis. Le joueur est ainsi immergé dans un monde virtuel ouvert où il est libre de faire ses propres choix, de vivre ses propres aventures.C’est pour beaucoup une véritable échappatoire qui leur est offerte, un endroit pour oublier temporairement les soucis et la pression de leur vie quotidienne.Ce phénomène de « paradis virtuel » fut bien exploité dans le film « Ready Player One » de Steven Spielberg, dans lequel les jeunes se retrouvaient dans un immense MMO en réalité virtuelle afin d’échapper à la sombre réalité de 2045.


De l’irréel à l’IRL

Un mariage sur le thème des jeux vidéo, vous en avez toujours rêvé ? Eux l’ont fait, mais à leur manière :Ce couple de taïwanais ont célébré leur union dans l’univers d’un célèbre jeu vidéo où ils ont eu l’occasion de se rencontrer en ligne.Le jeu vidéo en question est World of Warcraft, un MMORPG (jeu de rôle massivement multijoueur).On y incarne un personnage, on a la possibilité de s’allier avec d’autres joueurs dans des guildes pour réaliser des missions ensemble.Ce mariage entre joueurs de WoW montre qu’il est possible de ressentir des émotions et d’éprouver des sentiments face à quelqu’un virtuellement.Certains y verront un côté enfantin envers ce mariage atypique, mais pour d’autre c’est simplement la consécration d’une relation aboutie.Quand la passion dévorante du jeu se transforme en passion amoureuse…

Twitter, mon beau twitter dis moi qui est le meilleur Community Manager ?

Aujourd’hui, le Community Manager peut être représenté comme l’un des ambassadeurs d’une marque. Pour cela, il propose des contenus créatifs et riches. Il n’existe pas de réelle stratégie pour être un bon Community Manager, il doit seulement faire part de créativité et de réactivité.

TOU DOUM

L’entreprise américaine Netflix est sous le charme de plus de 2,5 millions de Français en 2019. Son apparition, en 2014, dans le monde de l’audiovisuel a connu des débuts difficiles, mais propose aujourd’hui des chiffres intéressants. Avec l’avènement des nouvelles technologies et l’utilisation massive des réseaux sociaux, Netflix a su s’adapter en proposant une interface ainsi qu’une stratégie social média basée sur l’interaction, la dynamique et la qualité.

Lorsque vous lisez ces mots, un son vous vient à l’esprit ? C’est probablement que vous êtes l’un des fidèles utilisateurs de la plateforme Netflix. Le Community Manager de Netflix, en s’appuyant sur ce son culte, qui pourrait même paraître comme un slogan, a proposé un épisode de 10 heures sur Twitter seulement avec ce TOU DOUM qui ne s’arrête jamais. En effet, ce contenu peut paraître anodin, mais a créé beaucoup d’interactions. Riche en contenu, mais aussi en créativité le compte Twitter de Netflix répond à cette phrase : « Pour chaque situation, il existe un tweet Netflix. »

En effet, brillant par son humour et notamment grâce à ses tweets et ses annonces inédites, il est devenu un indispensable pour les fans de séries, mais pas seulement. Il peut aussi être perçu comme un véritable coach de vie, il est là pour consoler en cas de chagrin d’amour ou encore d’examens ratés. Ainsi, nous pouvons retenir de nombreux Tweets qui ont créé de vives interactions tel que : « Le soleil qui t’empêche de voir ton écran, c’est l’univers qui te dit d’aller faire un tour dehors.” Cela permet d’inciter les fans de la plateforme de faire une pause dans leur marathon de séries.

Tweet de Netflix sur le bac avec une touche d’humour.

Pas de pépins entre nous

Pourquoi Oasis rencontre un tel succès sur Twitter ? La réponse semblerait être plutôt simple. En effet, la timeline est drôle, décalée, et elle surfe sur l’actualité sans se prendre au sérieux. Avec son slogan « Be Fruit », Oasis a pu casser son image enfantine, et se démarquer de ses concurrents pour toucher une cible plus âgée : les 15-25 ans.

Ainsi, le Community Manager a créé, d’une manière originale et notamment avec son humour, une communauté qui passe par l’hyper réactivité et ainsi l’engagement. Sur ce compte, vous pourrez retrouver des jeux de mots à gogo créés avec les mascottes de la marque : les fruits. « Mes tweets donnent la pêche à ceux qui en manquent » difficile de ne pas esquisser un sourire lors de la lecture de ces tweets. C’est… rafraîchissant ! Un peu comme Oasis… et parfait pour se vider la tête 5 minutes après avoir passé un moment sur un projet difficile.

Par ailleurs, la marque n’hésite pas à rebondir sur l’actualité de façon humoristique, propose des parodies inédites et des jeux concours, tout cela avec une bonne humeur communicative. Tout cela contribue à faire de @oasuisbefruit un compte très apprécié sur lequel il y a beaucoup d’interactions. L’humour fruité d’Oasis inspire les twittos, qui ne manquent pas de faire part de leurs trouvailles à la marque, dans un dialogue un peu délirant, mais tout autant convivial. 

Tweet d’Oasis qui s’appuie sur un challenge d’actualité toujours avec des jeux de mots fruités.

Décollage imminent

Fondé en 1933, Air France est la première compagnie aérienne française et la 18e mondiale. Réputée pour ses prix en innovation numérique, la compagnie bénéficie notamment d’une bonne présence sur les réseaux sociaux avec plus de 322 000 abonnés sur Twitter.

Air France est une entreprise qui est très réactive sur Twitter, elle favorise les sujets d’actualité pour une information en temps réel via des tweets. Elle répond aux demandes et aux questions des utilisateurs ou encore re tweet ses partenaires. Le côté “temps réel” de ce réseau social est très apprécié par le Community Manager d’Air France, ce qui exige une constante réactivité. Le principe de proximité est notamment fortement appliqué.

L’objectif principal de la marque est de faire rayonner Air France, l’équipe crée et diffuse un contenu “friendly” intéressant. Elle propose aux voyageurs de nouveaux concepts et expériences relatifs à leurs produits et services. Twitter est donc pour Air France au coeur de la stratégie social média où l’audience et les interactions sont les plus nombreuses.

Tweet d’Air France qui témoigne de son engagement dans le digital par son association à « Connect Gares ».