Tous les articles par Carla Bécot

Armes, drogues, sexe sur le Darknet : comment lutter contre le paradis du vice ?

Ce sombre réseau est un sous-ensemble d’internet qui permet d’échanger de façon anonyme. On y accède via des logiciels spéciaux et on y trouve une quantité de contenus illégaux. Les pages de ces sites ne sont pas indexées, donc on ne les trouve pas avec un moteur de recherche classique. Ces pages se terminent par “.oignon”. Il est question de faire des choses sans être vu des radars…

La lutte des autorités contre ce sombre réseau…

Aujourd’hui, il est donc primordial pour les gouvernements de lutter contre ce fléau. Le Centre de Lutte contre la Criminalité Numérique et l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication combattent au quotidien aux côtés d’autres organismes étrangers. Mais à l’échelle internationale, il est difficile de lutter contre le darknet car les lois diffèrent selon les pays. Ce marché est sous surveillance par des policiers et des gendarmes spécialisés. Ils réalisent ensemble un travail de « veille ». Il faut constamment renforcer les mesures de sécurité car il est difficile d’arrêter les criminels sur ce réseau. Mais parfois leurs propres erreurs les trahissent. Le tout est d’essayer d’avoir une longueur d’avance car cela s’avère compliqué de récolter des preuves.

La triste histoire de la route de la soie


Le créateur de « Silk Road », l’Ebay de la drogue dit-on, s’est fait arrêté grâce à l’Opération Marco Polo menée par le FBI et la DEA  avec le bureau d’investigation et la sécurité intérieure. Il était dirigé par un homme appelé « DPR » alias Ross Ulbricht. Le FBI se fit passer pour un client qui ne trouvait pas d’acheteur pour de la drogue. « DPR » fit le lien avec un acheteur qu’il trouva et ce dernier proposa de faire la transaction à son domicile. La police décida de procéder à un faux échange pour infiltrer le réseau. Arriva l’erreur fatale, R. Ulbricht a demandé au « client » de tuer l’acheteur car il l’accusait de vol de bitcoins. Les autorités ont mis en scène le meurtre. Elles avaient tous les éléments pour arrêter « DPR ». Il ne restait plus qu’à faire le lien avec Ross Ulbricht. Il faudra encore plusieurs mois d’investigations avant que les autorités décident de l’arrêter. Après 13 jours de procès, il est accusé de 7 chefs d’accusation et est condamné à la prison à perpétuité.

Le mouvement hurtcore


Il existe d’autres histoires sordides qui traitent d’autres affaires… Matthew Falder, le géophysicien et producteur de documents Hurtcore ou encore le site Back Death qui s’occupe de vendre des femmes. Il s’agit de la communauté la plus sadique du Dark Web. Des affaires hors du commun où les autorités luttent tant bien que mal pour s’infiltrer et punir les personnes derrière tout ça.


Matthew Falder se faisait passer pour une artiste nommée « Liz ». Une lycéenne de 15 ans qui avait envie de s’acheter un chien. Elle a commencé à discuter avec Liz, à se confier. Liz lui demanda de lui envoyer une photo dénudée et en échange elle lui achèterait le chien. La lycéenne s’éxécuta et Liz demanda de plus en plus de photos humiliantes. Matthew Falder, connu des autorités, se fit repéré car le FBI s’intéressaient à ces sites. Une enquête était ouverte sur ce mouvement, une forme de pornographie extrême axée sur l’affliction hardcore de la douleur, de la torture et de l’humiliation. Il sera condamné à 32 ans de prison le 8 février 2018 par un juge au Royaume-Uni. Il a avoué avoir commis plus de 100 infractions et fait 50 victimes entre 2009 et 2017. Le juge a décrit les crimes comme « le mal à l’état pur »…

Black Death, la vente des femmes


L’infiltration est souvent le seul moyen de découvrir les dessous de ces affaires, mais ce n’est pas aussi facile. Sur le site Black Death, qui s’occupe de vendre des femmes comme objets sexuels. Le FBI a répondu à une annonce postée sur Reddit, prétendant faire le lien entre différents business et un client potentiel. Sur le site il existe d’autres services tels que la vente d’armes mais aussi attentats/meurtres, ou encore trafic d’êtres humains. L’annonceur lui dit qu’il savait que c’était un flic et il lui demanda de ne plus les déranger. Le site disparu. Le FBI contacta l’UK Human Trafficking Centre de la National Crime Agency, faute de preuves supplémentaires, il était impossible de l’affirmer clairement. Malheureusement, le site bouge constamment pour ne pas se faire avoir par les autorités, donc il est très difficile de récolter des preuves même en s’infiltrant. 

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